L’institution de prévoyance jurassienne a retiré 167 millions de francs de ses économies pour atténuer les effets négatifs de la hausse des taux d’intérêt sur ses performances, selon le rapport de gestion 2022 transmis mercredi
La Caisse de pensions de la République et Canton du Jura (CPJU) a vécu une année 2022 mouvementée. Son rapport de gestion pour l’an dernier, transmis ce mercredi, affiche une performance nette négative de -9,97%. Un résultat semblable à la moyenne des caisses de pensions suisses qui atteint -10,11%. Dans son communiqué, l’institution de prévoyance jurassienne pointe du doigt la hausse des taux d’intérêt. Ce facteur a impacté le rendement des placements boursiers (-16% sur les obligations et -17% sur les actions) qui constituent environ deux tiers de la fortune de la Caisse de pensions. Les placements immobiliers, qui correspondent au dernier tiers de la fortune de l’établissement, « ont tiré leur épingle du jeu et réduisent la performance négative » sur les marchés boursiers, souffle la CPJU. Mais afin d’atténuer l’ampleur de la perte, elle a dû puiser 167 millions de francs sur les 207 millions que contenait sa réserve de fluctuation de valeurs.
L’institution se félicite tout de même d’avoir pu atteindre un taux de couverture de 66,7% l’an dernier et de maintenir son chemin de croissance. Selon la loi, elle doit atteindre un taux de couverture de 80% d’ici fin 2051. Cet objectif « est toujours atteignable », rassure la CPJU. Enfin, les avoirs des assurés ont pu être rémunérés à hauteur de 1,5%. Pour y parvenir, la Caisse de pensions a dû dissoudre une provision constituée lors d’exercices plus heureux. La CPJU reste optimiste et vise un taux de rendement de 3,52% pour l’exercice en cours.
La Caisse de pensions annonce encore un changement à la présidence de son Conseil d’administration. Claude Rebetez succèdera à Claude-Alain Chapatte au 1er juillet prochain. /comm-nmy











