Les superstars du ballon rond sont de plus en plus nombreuses à rallier l’Arabie Saoudite depuis maintenant six mois. Responsable de l’Observatoire du football du Centre international d’étude du sport (CIES), Raffaele Poli est venu décrypter ce phénomène jeudi dans La Matinale
Est-ce que l’Arabie Saoudite dérègle le football mondial ? Cette question taraude le monde du ballon rond depuis six mois maintenant et la signature du Portugais Cristiano Ronaldo à Al-Nassr. Depuis, les Français Karim Benzema et N’Golo Kanté ont rejoint le quintuple Ballon d’Or en signant à Al-Ittihad. D’autres joueurs devraient également rejoindre le royaume durant l’été contre des sommes folles. Pour Raffaele Poli, responsable de l’Observatoire du football du CIES à Neuchâtel, cet investissement massif du gouvernement saoudien est calculé. « L’Arabie Saoudite a un gros projet sur le football pour développer leur championnat avec comme point de mire l’organisation de la Coupe du Monde en 2030 ».
Rattraper le Qatar
La Coupe du monde 2022 organisée par le Qatar est aussi présente dans l’esprit des dirigeants saoudiens. Peut-on alors imaginer que la monarchie saoudienne souhaite investir grandement pour rattraper l’émirat ? « Le Qatar a donné le ton dans cette région et l’Arabie Saoudite a sans doute envie de dépasser son petit voisin, surtout qu’il y a une rivalité entre les deux pays », répond Raffaele Poli. Ce dernier note toutefois une différence notable entre les deux pays avec une population saoudienne beaucoup plus « férue de football ».
Que doit faire l’Europe ?
L’Arabie Saoudite bouscule ainsi depuis six mois l’Europe, puissance hégémonique du football, en lui chipant ses joyaux. Preuve également de l’attractivité du royaume, des joueurs dans la fleur de l’âge comme le portugais Ruben Neves (26 ans) sont annoncés dans les trois grands clubs du pays qui sont Al-Nassr, Al-Hilal et Al-Ittihad. « Certains transferts peuvent arranger les clubs européens notamment sur les joueurs vieillissants. Le club est gagnant car il peut tirer certains montant sur la vente et le joueur peut obtenir un dernier gros contrat », détaille le responsable de l’Observatoire du football du CIES. /dpi









