Les Jeunes sapeurs-pompiers sont à la fête en Prévôté ce samedi. L’occasion de se pencher sur l’évolution de cette technique avec deux co-responsables des JSP, eux-mêmes passés par cette unité qui forme les adolescents de 11 à 18 ans
Maîtriser des tuyaux, monter à l’échelle ou encore appliquer des techniques de sauvetage. Autant de compétences qui sont nécessaires dans la fonction de sapeur-pompier volontaire. Si les soldats du feu en intervention sont tous majeurs, certains ont pu, dès leur adolescence, apprivoiser ces tâches particulières au sein des Jeunes sapeurs-pompiers (JSP). Camille Ostorero et Raphaël Kiener, co-responsables de cette unité à Moutier, sont eux-mêmes d’anciens JSP. Ils font partie des dizaines de motivés ayant été formés durant ces 20 dernières années en Prévôté. Car au Centre de renfort, d’intervention et de secours de Moutier (CRISM), l’unité réservée aux 11-18 ans a été fondée en 2003 dans le but de préparer la relève.
Actuellement, 27 adolescents sont engagés au sein des Jeunes sapeurs-pompiers prévôtois. Des effectifs qui restent plus ou moins stables au fil des années, explique Camille Ostorero. Pour autant, cela ne signifie pas que le renouvellement des effectifs est assuré : Camille Ostorero explique que nombreux sont ceux qui quittent le navire en cours de route. A eux seuls donc, ils ne permettent pas de combler d’éventuels manques auxquels le CRISM pourrait faire face, rétorque Raphaël Kiener. Mais pour lui, ceux qui restent auront non seulement la chance d’acquérir des compétences utiles (sanitaires notamment) dans la vie quotidienne, ils pourront aussi découvrir un esprit de camaraderie propre à la fonction de sapeur-pompier volontaire.
Ces adolescents qui s’engagent ne partent évidemment pas en intervention, mais ils prennent part six fois par an à des exercices. Durant ces moments, ils apprennent différentes techniques, le tout dans un cadre ludique. Un concours régional est également organisé chaque année. Est-ce suffisant pour former correctement la relève ? « Oui, mais quelques ajustements sont nécessaires », rétorque Camille Ostorero. « Les premières interventions, peut-être qu’on regarde et qu’on analyse un peu pour comprendre la manière dont on peut appliquer notre formation », ajoute-t-elle. Notez que, durant leur cursus, les plus motivés peuvent suivre dès 14 ans un cours d’une durée de cinq jours grâce auquel ils pourront, dès la majorité atteinte, être directement incorporés aux premiers secours. Les personnes intéressées à rejoindre les rangs des JSP de Moutier peuvent en tout temps contacter l’adresse : [email protected]. /amo










