Le bras-de-fer entre le groupe Wagner et le haut-commandement russe et les perspectives d’évolution du conflit ukrainien. Invitée mardi au Club 44 à La Chaux-de-Fonds, la journaliste Anne Nivat nous offre sa lecture de l’actualité
Éclairer les mécanismes de la société russe et du système mis en place par le président Vladimir Poutine, à l’heure de l’invasion de l’Ukraine : c’est ce que propose le Club 44 ce mardi 20h15 à La Chaux-de-Fonds. L’institution reçoit la Française Anne Nivat. Journaliste indépendante, reporter de guerre, autrice, elle est spécialiste des zones sensibles : Tchétchénie, Afghanistan, ou Irak, ainsi que de la société russe. Le titre de son intervention de mardi, c’est « Guerre en Ukraine, plongée dans la société russe ». Elle va évoquer ce thème, qui est également celui d’un livre à paraître.
Pas de porte de sortie
En direct lundi dans La Matinale, elle a commencé par offrir son regard sur l’actualité de ce weekend. Entre vendredi et samedi, Evgueni Prigojine et ses combattants du groupe paramilitaire Wagner ont lancé une rébellion armée contre le Ministère russe de la Défense, avant de renoncer. « Ça en dit beaucoup sur la fragilisation du système poutinien », selon Anne Nivat, qui relève qu’à présent, les deux camps ressortent de cette crise en se déclarant vainqueurs.
« En Russie, la société est mise devant le fait accompli du fait du Prince », observe la journaliste, pour qui il ne faut pas confondre le fonctionnement du pouvoir de Vladimir Poutine et le débat public qui existe au sein de la société russe. Quant à entrevoir une porte de sortie au conflit ukrainien, elle estime que rien ne se fera sans qu’il y ait une victoire militaire claire, afin de jeter les bases d’une nouvelle relation entre Russie et Ukraine. Ce n’est pas pour tout de suite, cela dit : « il y a une volonté des deux côtés de continuer, parce que des deux côtés, on se dit qu’on peut gagner cette guerre ». /jhi









