Le château à Porrentruy accueille depuis trois ans des campeurs. Depuis le regain d’intérêt du camping pendant la période Covid et la disparition de celui vers la patinoire, une place d’accueil provisoire a été aménagée derrière la tour Réfous. Elle peut contenir une quinzaine de camping-cars. Mais les installations sont plutôt sommaires : pas d’eau, pas de sanitaire, impossible de vidanger sa caravane. Seule l’électricité a été installée à partir de la deuxième saison. Une certaine simplicité qui ne gêne pas les campeurs rencontrés sur place. Urs précise que « dans notre van, on a tout ce qu’il faut : une douche, de quoi cuisiner et ce n’est pas un problème pour moi de vivre une semaine sans eau ». Quant à Marianne, elle trouve le lieu « merveilleux parce que le centre-ville n’est pas loin ». L’agriculteur de la ferme du château, qui gère aussi le site, a recueilli les mêmes avis. Claude Gerber rappelle que « cet emplacement est provisoire depuis déjà quelques années ». Cette place de stationnement rencontre un certain succès. L’année dernière, 137 camping-cars ont passé la nuit aux abords du château, soit 270 nuitées, qui sont facturées 10 francs par véhicule et 2 francs par personne.
Des avantages touristiques
Guillaume Lachat, directeur de Jura Tourisme, liste plusieurs avantages pour ce site provisoire, qui pourrait devenir définitif. Avec les autres partenaires que sont les autorités communales et l’agriculteur Claude Gerber, des réflexions sont en cours pour trouver un autre lieu qui a tout autant de points forts. Guillaume Lachat indique chercher une parcelle proche des commerces pour inciter les touristes à consommer à Porrentruy. Les abords du château sont aussi sympathiques pour les camping-caristes qui n’ont pas besoin d’un certain confort. Leur van leur offre déjà de nombreuses commodités.
Des voisins gênants ?
Quant aux utilisateurs du château, le responsable des prisons précise que cette place de stationnement ne pose pas de problèmes. Aucune difficulté n’a été signalée pour le moment, selon Romain Marchand, chef du service juridique. Et la justice ? le président du Tribunal cantonal, Pascal Chappuis, indique que personne n’a été consulté sur cette question. /ncp









