Une Jurassienne se dévoile au festival Off d’Avignon

Koso Morina est une comédienne suisse, originaire du Kosovo. Avec une autre artiste, elle a ...
Une Jurassienne se dévoile au festival Off d’Avignon

Koso Morina est une comédienne suisse, originaire du Kosovo. Avec une autre artiste, elle a écrit « Koso-War », qu’elle présente ce mois-ci à Avignon. Un spectacle intime et introspectif

Koso Morina joue sa pièce « Koso-War » jusqu'au 29 juillet au festival Off d'Avignon (photo : Guillaume Fragonard). Koso Morina joue sa pièce « Koso-War » jusqu'au 29 juillet au festival Off d'Avignon (photo : Guillaume Fragonard).

Une enfant de la région présente sa pièce de théâtre au festival Off d'Avignon. Koso Morina, comédienne suisse d'origine kosovare, joue depuis le 7 et jusqu’au 29 juillet « Koso-War », un récit intime et en partie autobiographique. Le spectacle parle de quête d’identité, de violence, d’amour et de résilience… et de la difficulté à trouver sa place quand on est une femme, issue de deux cultures différentes.


« Plus c’est personnel, plus ça devient universel »

Koso Morina a grandi dans le Jura. Elle est ensuite allée vivre à Paris, où elle s’est formée au théâtre et a rejoint la compagnie L’Attrape Théâtre. Depuis trois ans, elle travaille le spectacle « Koso-War », co-écrit avec Arblinda Dauti, elle aussi comédienne suisse d’origine kosovare : « Au début, il y a plein de choses que je ne voulais pas dire, que je trouvais trop personnelles. Mais une amie m’a dit que plus c’est personnel, plus ça devient universel », raconte Koso Morina. « Souvent, à l’issue du spectacle, les gens m’attendent et on discute. Ils me racontent leurs expériences, ce à quoi le spectacle les a fait penser », ajoute la comédienne.

« C’est l’histoire d’une femme qui se cherche et qui finalement se trouve »

Seule en scène, Koso Morina dit « s’amuser » à jouer tous les personnages, et à raconter une histoire empreinte d’humour et d’émotions. La pièce est sublimée par des illustrations de Marie Monnerat, autre Jurassienne qui prend part au projet.

Koso Morina ne s’imaginait pas présenter son travail à Avignon l’année passée, mais est fière d’avoir sauté le pas cet été. Grâce à l’impulsion et au soutien de sa compagnie, elle vit « l’accomplissement de quelque chose » : « Il y a 1'500 spectacles à Avignon, c’est un peu la jungle, il faut inciter les gens à venir nous voir. Mais c’est une chance de pouvoir jouer pratiquement tous les soirs pendant 3 semaines. C’est rare pour un spectacle. Ca lui permet de s’ouvrir et de grandir », déclare Koso Morina. Elle espère que cette expérience lui permettra de voir son travail programmé dans plusieurs salles de théâtre, afin d’entamer une tournée. /cto


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