Les épisodes météorologiques violents se suivent dans l’Arc jurassien. Avant la tempête qui a ravagé une partie de La Chaux-de-Fonds en début de semaine, il y avait déjà eu des événements intenses et parfois dramatiques. On pense notamment aux inondations à Val-de-Ruz en 2019, dans le Jura bernois ces deux dernières années, ou encore à Cressier en 2021. À chaque fois des éléments déchainés mettent à mal les infrastructures et le paysage et parfois même la vie humaine.
Dans le cas de La Chaux-de-Fonds, le réchauffement climatique n’est pas en cause, selon Nicolas Borgognon de Météonews.
« Ça augmente la potentialité des événements violents, parce qu’on a plus d’air chaud à disposition dans l’atmosphère, plus d’énergie »
La région de l’Arc jurassien offre un terrain propice aux épisodes météorologiques intenses. « C’est une zone de convergence entre l’air chaud qui remonte de la méditerranée et l’air plus frais océanique qui arrive par le nord de la France ».
« À la convergence de ces deux masses d’air, il y a souvent des phénomènes d’orages assez forts qui se développent »
Les météorologues peuvent d’une manière générale anticiper les perturbations à venir et prévenir d’éventuels dégâts. Lundi, dans les Montagnes neuchâteloises, avec « un flux aussi dynamique en altitude avec des cellules orageuses désorganisées qui circulent, la marge de manœuvre est faible ».
« Une alerte qui tombera 5 à 10 minutes plus tôt, ça permettra probablement de sauver des vies, mais ça ne va pas faire de miracles non plus »
Selon une première estimation de l’Établissement cantonal d’assurance et de prévention, les dégâts causés par la tempête aux bâtiments de La Chaux-de-Fonds se montent entre 70 et 90 millions de francs. /ehe-cwi









