L’heure est au premier bilan pour les moissons dans la région. Les récoltes sont désormais terminées en plaine, mais elles se poursuivent encore au Franches-Montagnes. Globalement, la tendance est plutôt moyenne à faible en ce qui concerne les rendements et relativement aléatoire. La qualité semble, par contre, au rendez-vous.
Cette année, il n’est pas possible de dire que les agriculteurs d’une région s’en sortent mieux que les autres. Les récoltes varient parfois d’un champ à l’autre, selon Jean-Bernard Chavanne, le responsable de la production végétale chez AgriJura. Les conditions météorologiques sont passées par toutes les extrêmes. « La saison a commencé par un printemps très sec qui s’est finalement terminé par une longue période humide et maussade qui a péjoré les cultures. Au final, la sécheresse a fait son retour en juin et certaines cultures ont manqué d’eau », explique Jean-Bernard Chavanne.
Des récoltes de qualité
Le directeur du Moulin de Vicques, Didier Charmillot, estime que le bilan se montre, pour l’instant, inférieur à celui de l’année passée, même s’il évoque une qualité plutôt bonne. Le constat est pratiquement le même en Ajoie. Le responsable du secteur agricole pour Landi Arc Jura, Joseph Girardin, indique que peu de séchage a été nécessaire et qu’aucune mycotoxine n’a été détectée. Les quantités sont toutefois un peu meilleures que l’an dernier dans sa région, car des orages de grêle avaient impacté la récolte en 2022.
Des résultats variables
Au niveau des rendements, un résultat en demi-teinte se profile donc. En ce qui concerne le colza, la quantité récoltée va du simple au double. Certains agriculteurs ont obtenu moins de 20 kg à l’are, d’autres ont atteint 40 kg, selon le responsable de la production végétale chez AgriJura. Même chose pour le blé avec des variations de 50 à 80 kg à l’are. « Ces disparités sont surtout liées au moment de la floraison. Certaines cultures ont bénéficié de quelques jours de beau supplémentaires », souligne Jean-Bernard Chavanne.
Jean-Bernard Chavanne : « Les rendements vont encore baisser avec les conditions qui changent »
Jean-Bernard Chavanne estime également que les différentes restrictions liées à l’usage de produits phytosanitaires ne permettent plus les mêmes récoltes qu’il y a dix ou vingt ans en arrière. Le changement climatique joue aussi un rôle. Par ailleurs, les méthodes de travail diffèrent aujourd’hui grandement d’un agriculteur à l’autre. /alr









