Sur le chemin des vacances, il arrive que certains restent sur le carreau : les animaux sont parfois un fil à la patte pour leur maître. Résultat, les refuges continuent d’être surpeuplés en été. A l’image du refuge Rosel à Brügg.
La Protection Suisse des animaux rapporte une hausse de 10% des abandons. Le phénomène s’est intensifié après la pandémie de coronavirus. « Il s’agit peut-être de personnes qui n’étaient pas habituées à avoir un chat ou un chien et qui ne veulent pas renoncer à leurs vacances », soulève Alexandra Spring du refuge Rosel. Il arrive que des propriétaires abandonnent leur animal au bord d’une route ou dans la forêt, mais cela reste une exception, remarque encore la gardienne d’animaux.
Alexandra Spring : « Souvent, on nous appelle et nous cherchons toujours une solution pour éviter de les laisser dehors »
Des moyens limités
L’année dernière, 7'100 animaux ont été abandonnés au total en Suisse, soit 627 de plus qu’en 2021. « Depuis que les gens ont recommencé à partir en vacances, nous voyons arriver encore plus d’animaux ». Il s’agit pour la plupart de chats, de chiens et de lapins.
Les refuges se retrouvent donc saturés. « Nous n’avons pas les moyens d’engager plus de personnel, regrette Alexandra Spring. Nous travaillons donc plus longtemps à midi et le soir ». D’un point de vue financier aussi, ce phénomène pèse lourd : en plus de nourrir les pensionnaires, les refuges doivent aussi assumer les vaccins, les castrations et autres traitements.
« Une des solutions serait que tout le monde castre son chat, s’il a accès à l’extérieur »
Pour limiter cet afflux estival, les refuges recommandent à tous les propriétaires de chats de castrer ou de stériliser leur animal s'il a accès à l'extérieur. Un moyen de réduire les naissances et, par conséquent, la surcharge des structures d'accueil. /jse-ddc









