La Gymnaestrada aux couleurs de la région

C’est la rencontre incontournable des passionnés de gymnastique. La 17e édition de la Gymnaestrada ...
La Gymnaestrada aux couleurs de la région

C’est la rencontre incontournable des passionnés de gymnastique. La 17e édition de la Gymnaestrada a démarré ce dimanche à Amsterdam pour une semaine de spectacle. Plusieurs régionaux se sont rendus aux Pays-Bas pour l’occasion

Le groupe Seeland présentera une production sur le thème de Alice aux Pays des Merveilles. (Photo : Hildegard Berlincourt) Le groupe Seeland présentera une production sur le thème de Alice aux Pays des Merveilles. (Photo : Hildegard Berlincourt)

Amsterdam devient la capitale de la gymnastique le temps d’une semaine. Près de 19'000 passionnés du monde entier convergent vers la ville hollandaise pour la Gymnaestrada, qui a débuté ce dimanche. La délégation suisse est la plus importante avec 3'600 membres. La région sera représentée dans les groupes du Seeland, du Jura et de la Romandie.

Hildegard Berlincourt en est à sa sixième participation. Gymnaste depuis plus de quarante ans, la Tavannoise apprécie particulièrement le climat qui règne sur place. « C’est vraiment hors du monde, se souvient-elle. Je pourrais comparer cela à l’ambiance dans un village olympique »

Hildegard Berlincourt : « On regarde ce qui se fait dans les autres pays, on cherche des idées pour ses productions »

Parmi toutes ses expériences, c’est la Gymnaestrada de Berlin en 1995 qui l’a le plus marquée. « Nous avons défilé dans le vieux stade olympique, un lieu empreint d’histoire ».


Le choc des cultures

Cette rencontre mondiale fait se confronter des gymnastes amateurs de dizaines de nations différentes. Hildegard Berlincourt souligne l’originalité de certains pays. « La dernière fois à Amsterdam en 1991, j’avais trouvé les musiques de l’Islande très bizarre ». Parmi les soirées à ne pas rater, il y a celle du Japon, selon elle. « C’est d’une telle perfection, on doit le voir ».

Plus jeune, mais tout aussi passionnée, Matilde Studer de la FSG Courroux-Courcelon se trouve également aux Pays-Bas. Pour elle, la Gymnaestrada, c’est aussi de nouvelles rencontres « avec d’autres gymnastes jurassiens. On ne se connaît pas forcément ».

Matilde Studer : « Nous sommes tous réunis autour d’une même passion »

La jeune Jurassienne aime suivre les productions du Mexique, mais celle qui l’a le plus touchée vient du Nepal. « En 2019, ce pays avait été invité par la nation organisatrice. Ce n’était pas forcément de la grande performance, mais le sentiment qui s’en dégageait était vraiment fort ».

Pas de notes, pas de médailles, cette rencontre se veut non compétitive. Un aspect qui peut jouer un rôle dans l’ambiance qui règne sur place. « C’est juste de l’émerveillement devant ce que les autres nations ont préparé », résume Matilde Studer.

La Gymnaestrada se déroule encore jusqu’au 5 août. /ddc


 

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