Voilà dix ans que l’on contrôle la précision des montres à St-Imier. C’est la mission du Contrôle officiel suisse des chronomètres (COSC) qui dispose aussi d’un bureau à Bienne et au Locle. Les marques horlogères y font tester leurs pièces dans le but d’obtenir la certification « Swiss made ». Plongeon au cœur du laboratoire du COSC à St-Imier, en compagnie de son responsable Patrick Flaig. Mais attention, avant d’entrer, il faut s’équiper d’une blouse et de chaussures antistatiques pour ne pas risquer de perturber les montres.
Patrick Flaig : « Toutes les pièces sont certifiées à 100% chez nous »
L’observation des montres au 19e siècle déjà
L’histoire du contrôle des chronomètres remonte assez loin dans le temps. « Vers 1883, il existait déjà des bureaux d’observation répartis dans tout l’Arc jurassien », souligne le spécialiste. C’est en 1973 que le COSC a officiellement vu le jour et que les forces ont été concentrées. En 2013, un site est réimplanté à St-Imier.
« Des critères bien définis »
Vers l’automatisation des opérations
L’industrie horlogère connait actuellement une période faste avec des exportations en croissance constante. Le COSC ne manque donc pas de travail, mais faut-il encore que les effectifs parviennent à suivre la cadence. Pas de problème de ce côté-là, assure Patrick Flaig : « C’est à nous d’anticiper, d’engager et de former le personnel pour qu’on puisse assumer ces volumes ».
« Nous devons nous adapter »
Le contrôle des chronomètres ne demande pas de diplôme particulier. Il faut en revanche être doté d’une grande concentration pour limiter au maximum les erreurs. A noter que toutes les opérations sont contrôlées à double.Ces opérations pourraient être à l’avenir automatisées. « Nous avons pour projet des machines qui vont pouvoir assumer ces volumes grandissants », conclut le responsable. Entre les trois bureaux du COSC, ce sont plus de deux millions de montres qui sont certifiées chaque année. /ddc










