Les stigmates vont être longs à cicatriser à La Chaux-de-Fonds. La voirie et les bûcherons continuent de dégager les branches qui sont tombées au sol et celles qui ont été touchées par la tempête du 24 juillet. Frédéric Rohrbach, paysagiste et bûcheron à La Chaux-de-Fonds, explique qu’il « faut dégager les entrées, les parkings des maisons. On aide au maximum les gens dans l’urgence ». C’est avec encore beaucoup d’émotion qu’il raconte « le désastre de ce coup de vent, tous ces grands arbres… Tout ce que les gens ont perdu. On se rend compte aussi que certains étaient assurés. D’autres pas. » Frédéric Rohrbach explique que certains arbres peuvent être élagués. Mais il faudra aussi replanter. L’occasion peut-être de mettre d’autres essences comme le tilleul, le sorbier ou l’alisier. Certains clients, jusqu’ici très compréhensifs, commencent à s’impatienter. « Il faut leur expliquer qu’un arbre qui est tombé dans un jardin n’est pas une urgence ». Yoann Jutzi, son beau-fils qui travaille aussi dans l’entreprise, s’inquiète de voir des privés manier des tronçonneuses. « Le métier de bûcheron est le plus dangereux du monde à mon avis. Il peut y avoir des accidents à tout moment : le rebond de la tronçonneuse, l’arbre qui revient en arrière. Et puis il y a trop de gens pas équipés. » /sma
Le travail ne fait que commencer à La Chaux-de-Fonds
La tempête qui a balayé la Métropole horlogère le 24 juillet va laisser des traces pendant ...
RFJ









