Une quinzaine de jeunes de la région sont actuellement au rassemblement mondial de scouts en Corée du Sud où le camp doit être évacué en raison de l’arrivée d’un typhon qui s’est ajouté aux fortes chaleurs
Après les fortes chaleurs qui ont causé 600 malaises selon les autorités locales, l’approche d’un typhon chamboule encore un peu plus le grand rassemblement mondial des scouts en Corée du Sud. Cette nouvelle menace pousse les autorités sud-coréennes à évacuer le camp du "Jamboree" à Saemangeum dans le nord du pays de ses plus de 40'000 occupants pour le déplacer dans une autre région moins exposée. Parmi eux, 1'400 Suisses et une quinzaine de Jurassiens, dont Valentin Prétat originaire des Breuleux. « Pour l’instant, on ne voit le typhon que dans les médias. Il est censé nous toucher jeudi. Mais on voit déjà des équipes qui quittent le camp, l’organisation s’active », raconte sur place le responsable jurassien.
Valentin Prétat : « Nous sommes encore motivés à poursuivre le camp »
Lundi matin, plus de 5'000 campeurs américains et britanniques avaient décidé de quitter les lieux en raison des fortes chaleurs qui ont entraîné plusieurs centaines de malaises. « Forcément, ça instaure une ambiance particulière. Mais l’organisation met beaucoup de choses en place pour permettre aux participants de supporter la chaleur. Nous, les Suisses, avions déjà eu un voyage d’une semaine en Corée du Sud qui nous a permis de nous acclimater et de mieux supporter les grosses chaleurs avec des ressentis jusqu’à 37 degrés », explique Valentin Prétat. Des autobus climatisés, des camions frigorifiques chargés d’eau glacée et une aide de 5,3 millions de dollars ont été dégagés par les autorités pour faire face à la situation.
« Sur le terrain, ce n’est pas catastrophique »
Malgré les évènements, les scouts suisses ne cèdent pas à la panique et comptent bien terminer le Jamboree là où ils seront déplacés. « Les nouvelles dans les médias paraissaient assez catastrophiques et nos familles et amis se sont inquiétés. Mais sur le terrain, ce n’est de loin pas catastrophique, on arrive à profiter du camp et à vivre une aventure internationale. Les chiffres sur les malaises et hospitalisations, il faut les remettre en perspective. Nous sommes 50'000 ici. Si on fait un pourcentage, ce n’est pas très différent des camps que l’on organise en Suisse », nuance Valentin Prétat. « On est encore motivé à faire le camp, autant du côté de la délégation que des participants », conclut le Franc-Montagnard qui espère bien assister avec sa troupe à la cérémonie de clôture prévue le 11 août. /jpi










