Face aux super-productions américaines, comme Barbie ou Oppenheimer, les œuvres helvétiques ont de la peine à séduire le jeune public en particulier. Pour Jacques-André Maire, président de Cinéforom, cette situation doit amener une réflexion notamment dans la formation
Cette année, l’été se passe dans les cinémas. Depuis juillet, la foule se rue dans les salles obscures suisses pour voir les films Barbie et Oppenheimer. Cet engouement se mesure également au niveau mondial avec l’œuvre de Greta Gerwig qui a dépassé lundi le milliard de recettes au box-office mondial. Il s’agit seulement du sixième film à passer ce seuil. Après une période très difficile liée à la pandémie de Covid-19, cet élan d’enthousiasme réjouit la fondation romande pour le cinéma Cinéforom. Une question reste néanmoins en suspens : est-ce que ces blockbusters américains empêchent le développement du cinéma suisse ? « On peut espérer que les gens qui vont au cinéma s’intéressent aussi à d’autres films que les grandes productions américaines. Mais il ne faut pas cacher que le cinéma suisse a de la peine à attirer du public », concède Jacques-André Maire, président de Cinéforom.
Jacques-André Maire
Les jeunes en ligne de mire
Cet été la tendance, c’est Barbenheimer ! Cette contraction vient des noms films Barbie et Oppenheimer et a vu le jour sur les réseaux sociaux. Un engouement qui n’est pas nouveau et qui a notamment pu être observé avec les sorties de Super Mario ou du dernier Spider-Man. De quoi faire naître la crainte que les blockbusters américains privatisent cette jeune audience. « Prenons le NIFFF, c’est un excellent exemple qui montre que dans la niche du fantastique, il y a de quoi attirer un public nouveau et jeune. C’est un motif d’espoir pour l’avenir », tempère Jacques-André Maire.
‘BARBENHEIMER’ has the best second weekend presales of all time. pic.twitter.com/Oqq6wc76Ac
— DiscussingFilm (@DiscussingFilm) July 28, 2023
Le Neuchâtelois, qui quittera la présidence de Cinéforom à la fin du mois d'août, reconnaît toutefois que le cinéma suisse et d’auteur doit opérer des changements en profondeur. « Il faut sensibiliser les jeunes auteurs à se soucier d’aller vraiment rejoindre le public. C’est une préoccupation si on veut relever le défi de la fréquentation », détaille-t-il. Pour Jacques-André Maire, ce rapprochement avec le public passe notamment par le travail sur les séries helvétiques.
Jacques-André Maire
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