La météo très changeante de ces derniers mois influence la récolte des petits fruits destinés à la distillation. Si les quantités sont faibles, la qualité des fruits restants pourrait être la belle surprise
« On dit habituellement que lors du Marché-Concours, on est sous les damassiniers. Eh bien on y est ! », sourit Frédéric Schneider dans les vergers de Paplemont à Cornol. Le dicton jurassien se vérifie encore cette année puisque les arboriculteurs sont actuellement en pleine récolte après des mois de météo capricieuse et changeante.
Dans son verger de damassiniers situé juste à côté de sa ferme, Frédéric Schneider n’a quasiment récolté aucun fruit. « Au printemps durant la période de floraison, les pluies excessives ont ici lavé le pollen, donc les abeilles n’ont pas pu faire leur travail correctement. Résultat, les arbres ne sont absolument pas chargés », déplore l’arboriculteur. Un petit kilomètre plus loin, dans un autre verger, les damassiniers affichent de beaux fruits qui tombent dans les filets disposés au sol. Certains arbres ploient sous le poids des fruits. Leur particularité ? Ils sont situés juste à côté du rucher. « Ici c’est encore en pleine production. La proximité des abeilles a aidé, c’est clair, bien que la damassine soit autofertile et puisse se féconder elle-même grâce au vent », souffle Frédéric Schneider.
Reportage
Sur ses 350 damassiniers, une cinquantaine seulement sont correctement chargés. Une « petite année » en termes de quantité, mais de belles promesses sur la qualité selon le distillateur de Cornol. « Les fruits sont plus charnus que les années passées grâce aux pluies. Et on voit que le sucre est bien présent, notamment grâce aux périodes de fortes chaleurs. Ça augure d’un bon résultat lors de la fermentation et distillation ». La récolte des damassons et leur mise en tonneaux devraient durer encore une semaine alors que débutera sous peu celles des mirabelles. La distillation, elle, devrait démarrer mi-septembre. /jpi-jad









