Pour attirer, recruter et fidéliser la génération Z en entreprise, il ne suffirait que de quelques ingrédients : une enquête a été menée au printemps par Swiss Skills et Kitoko People, auprès de 600 Suisses entre 18 et 27 ans, qui travaillent dans diverses branches. Elle révèle les attentes des jeunes professionnels et apprentis du pays, en matière d’emploi.
Les collègues sont plus importants que le salaire
Pour se sentir satisfaits et motivés, les jeunes actifs veulent surtout une ambiance de travail positive : le facteur humain prédomine sur les autres critères, un peu plus chez les femmes. Elles sont 94% à vouloir une entente cordiale avec leurs collègues et leur équipe, contre 87% des hommes. Ce qui compte aussi, en deuxième position, c’est d’embrasser une carrière qui a du sens, pour plus de 65% des sondés. Avoir un bon salaire, en revanche, n’est important que pour un tiers des participants à l’enquête. « J’accepterais un salaire moindre contre un meilleur environnement professionnel. C’est un compromis. Mais je ne travaillerais pas en étant sous payé », révèle l’un des sondés.
Un supérieur moderne et respectueux
La Genération Z dresse aussi le portrait du cadre idéal : il lui accorde sa confiance, la respecte et la valorise, il parle ouvertement et tutoie ses employés. « Quelques mots de reconnaissance suffisent. Des phrases comme « bravo » ou « bien joué » peuvent faire une grande différence. Un feedback positif est important », assure une des personnes interrogées pour l’enquête. De plus, si le poste est attrayant et qu’il y a des possibilités de formation et de promotion, un homme sur deux et une femme sur trois s’imaginent dans la même firme plus de 4 ans.
Pistes de réflexions
Pour conclure leur enquête, Swiss Skills et Kitoko People proposent plusieurs mesures concrètes, qui pourraient améliorer le climat en entreprise. La transformation des rôles, avec « la fin du chef classique pour se rapprocher du rôle de coach », pourrait permettre le développement de jeunes talents, selon Swiss Skills. Une culture positive de gestion de l’erreur et du conflit « en favorisant la responsabilité personnelle et la capacité d’apprentissage des jeunes talents » est aussi mise en avant. Des rituels d’expression de l’estime et des activité de groupe « cools » favoriseraient la culture et de bonnes relations au sein d’une firme, d’après l’organisme. /cto









