Les propos qu’il tient par écrans interposés sont d’une violence rare, directs, menaçants. Mais devant la juge pénale à Porrentruy apparaît un jeune homme timide, discret et peu bavard… « Je reconnais que c’est mal » confie laconiquement celui qui tentait d’attirer une femme valaisanne et ses deux petits frères dans le Jura par des menaces violentes et à connotation sexuelle sur un réseau social. Cet homme de 32 ans, déjà connu de la justice, a été condamné ce jeudi en procédure simplifiée à une peine privative de liberté de 40 jours pour menaces, tentatives de contrainte et téléchargement de contenus à caractère pédopornographique pour ces faits qui remontent à l’été 2022.
Déjà condamné deux fois pour des faits similaires
« Avez-vous récidivé ? Êtes-vous encore tenté ? », questionne directement la juge. « Non », répond simplement le prévenu à l’allure raide et mince. « Comment vous croire ? », rebondit la juge. « On travaille sur ce problème », se contente de répondre le trentenaire, déjà condamné pour des faits similaires en 2022 ainsi qu’en 2017 pour téléchargement de contenus pédopornographiques. « La question fondamentale : y a-t-il une prise de conscience du prévenu ? », ose son avocat, Me Jean-Marie Allimann, qui voit une évolution positive.
« Tous les paramètres de protection de la population sont réunis »
Sous bracelet électronique depuis plusieurs mois, le jeune homme bénéficie déjà d’un suivi psychologique, d’un suivi de probation, et est soumis à une interdiction à vie de participer à des activités en lien avec des mineurs. Aux yeux de la justice, il a toujours agi par voie virtuelle sans jamais passer à l’acte. Autre motif d’espoir pour la procureure Laurie Roth et la juge Marjorie Noirat, il a conservé son emploi. Ce dispositif a visiblement permis cette dernière année d’éviter la récidive et réunit, selon la procureure, « tous les paramètres pour protéger la population ». /jpi









