Certaines voient le jour, d'autres disparaissent ou fusionnent. Tenues par les sociétés locales, les guinguettes de la Braderie de Moutier sont confrontées à un problème récurrent : le manque de bénévoles
Les rues de Moutier sont en pleine effervescence. La Braderie prévôtoise démarre ce vendredi, et on s’active pour terminer l’installation des guinguettes. Il y en aura une trentaine cette année, un chiffre honorable. Mais les observateurs remarqueront la disparition de certains stands.
C’est un problème, mais disons-le tout de suite : il n’est pas propre à la Braderie prévôtoise. Il est de plus en plus difficile pour les sociétés locales de tenir une guinguette. Il faut du monde, parfois des dizaines de bénévoles tout au long du week-end, sans parler du montage et du démontage des infrastructures. Face à ces contraintes, certains clubs ou associations ont donc décidé de laisser tomber. Citons le Basket-Club Moutier, le Uni-Hockey Club également, lequel a sondé ses 70 membres actifs en amont. Constat amer dressé par le président de l'UHCM Yves Misteli : moins de 10% ont souhaité s’engager pour la Braderie.
La voie du partenariat
Le Tennis-Club Moutier, lui, avait déjà baissé les bras il y a une dizaine d’années. Mais il fera son retour ce week-end, explique son président Sven Bouchat. Un retour certes, mais pas tout seul. Le TCM a trouvé son salut dans un partenariat avec... le FC Perrefitte.
Le FC Perrefitte, guinguette mythique de la Braderie de Moutier. Guinguette menacée donc, d'autant que la jeune génération de joueurs a tendance à s'engager bien moins que les anciens piliers du club. Pour le secrétaire du FCP Kevin Mérillat, s'associer était la seule solution.
Directeur de la Braderie prévôtoise, Jacques Stalder reconnaît que chaque nouvelle édition s’accompagne de cette question fondamentale : y aura-t-il assez de guinguettes ? La réponse est oui selon lui, même si le grand responsable observe lui aussi un certain désengagement dans les sociétés locales. « Pour nous, les guinguettes sont fondamentales, elles sont le nerf de la fête. Oui, certaines personnes préfèrent profiter de la Braderie plutôt que de donner des heures à leur club. Mais il ne faut pas oublier que la manifestation est importante sur le plan budgétaire pour toutes ces sociétés locales », relève-t-il.
L’argent, également nerf de la guerre. Justement, certains responsables d'associations nous ont confié qu’une participation à la Braderie représentait un budget important. Il y a l’emplacement à payer, et puis surtout l’obligation de s’équiper, pour la vaisselle réutilisable notamment. Trop d’efforts pour un bénéfice pas toujours éclatant. C’est aussi pour cela que des clubs ou sociétés se tournent vers d’autres activités pour remplir leurs caisses. /oza









