Une femme reconnue coupable de violence et menace contre les autorités ou les fonctionnaires

Elle écope d’une peine privative de liberté de 15 mois, ainsi que d’une peine pécuniaire de ...
Une femme reconnue coupable de violence et menace contre les autorités ou les fonctionnaires

Elle écope d’une peine privative de liberté de 15 mois, ainsi que d’une peine pécuniaire de 30 jours-amendes à 30 francs. Elle est aussi coupable de lésions corporelles simples sur une assistante sociale, des infirmières et des agents de police

La justice jurassienne a condamné une femme pour violence contre les autorités et les fonctionnaires et lésions corporelles simples. (Photo : archives). (photo d'illustration). La justice jurassienne a condamné une femme pour violence contre les autorités et les fonctionnaires et lésions corporelles simples. (Photo : archives). (photo d'illustration).

Une femme a été condamnée à une peine privative de liberté de 15 mois vendredi à Porrentruy. Elle a été déclarée coupable par le Tribunal pénal, notamment de violence contre les autorités ou les fonctionnaires et de lésions corporelles simples. Ces délits se sont étalés sur une période allant du 17 janvier 2020 à cette année. La coupable écope également d’une peine pécuniaire de 30 jours-amendes à 30 francs.


Plusieurs épisodes de violences

La prévenue était accusée, pour commencer, d’avoir été violente avec une assistante sociale dans les locaux de l’APEA en 2020. Lors d’un rendez-vous en lien avec la garde de son enfant, elle aurait saisi au cou l’assistante sociale avant de la frapper, puis de lancer une chaise contre une fenêtre, des faits qu’elle a reconnus par le passé et pour lesquels elle a été reconnue coupable. Toutefois, plusieurs autres évènements seraient survenus depuis. À plusieurs reprises, elle a eu des altercations avec les forces de l’ordre, par exemple. Menaçant et blessant légèrement des agents de police. La prévenue se serait également montrée agressive à plusieurs reprises à l’hôpital envers des infirmières, causant également des lésions corporelles simples, selon le jugement final, des faits pour la plupart reconnus.


Un jugement axé sur la récidive

« La forme la plus déplaisante de la peur se traduit par l’agressivité ». C’est sur cette citation de Ferdinand Bach que la juge Marjorie Noirat a conclu son jugement. La peine prononcée s’explique par une « culpabilité qui est grave », selon elle. Le Tribunal retient surtout que la coupable « s’en est prise à de nombreuses personnes et que ses agissements sont répétitifs depuis de nombreuses années ». Marjorie Noirat rajoute que la situation médicale de l’accusée a été prise en compte. Elle souffre effectivement « de troubles psychiques, selon les experts, mais sa responsabilité pénale est entière ». D’autant plus que selon le jugement, « le mobile de ses agissements est égoïste alors qu’elle pourrait se faire soigner ». Au vu des risques élevés de récidive, la juge a également ordonné un traitement institutionnel, puisque « le traitement ambulatoire qu’elle suit ne porte pas ses fruits ». À noter encore que le Tribunal pénal a décidé de ne pas lui accorder de sursis en raison de ses antécédents judiciaires. /lge


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