Bassecourt fait face à un manque de patrouilleurs scolaires

Depuis quelques mois, les enfants ont été remplacés dans plusieurs villages par des adultes ...
Bassecourt fait face à un manque de patrouilleurs scolaires

Depuis quelques mois, les enfants ont été remplacés dans plusieurs villages par des adultes dans la fonction de patrouilleur scolaire. Toutefois, ce n’est pas toujours facile de trouver du monde

Les patrouilleurs aident les enfants à traverser la route. (Photo d'illustration) Les patrouilleurs aident les enfants à traverser la route. (Photo d'illustration)

Vous les avez certainement déjà vu au bord de la route à proximité des écoles. Les patrouilleurs scolaires aident les enfants à traverser la route pour se rendre en classe. Depuis de nombreuses années, cette fonction était occupée principalement par des enfants. Toutefois, depuis quelques mois, ce n’est plus forcément le cas dans de nombreux villages jurassiens. Le Bureau de prévention des accidents (BPA) avait suggéré aux communes en février de procéder à ce changement pour des raisons de sécurité. Nombre d’entre elles ont ainsi suivi cette recommandation.

Yvonne Lucchina : « On a vraiment du mal à recruter »

En Haute-Sorne par exemple, ce sont des adultes, souvent des parents, qui s’occupent de cela, mais ce n’est pas forcément toujours facile de trouver du monde, notamment à Bassecourt. De nombreux appels à candidatures ont été émis par les autorités via divers supports. « Cela fait un petit moment que l’on a vraiment du mal à recruter. Je pense que c’est dû à la contrainte des horaires », explique la conseillère communale en charge des écoles Yvonne Lucchina. Effectivement, les patrouilleurs scolaires sont dépendants des horaires scolaires. Ainsi, leur présence est requise avant et après les cours, ce qui fait qu’ils doivent être disponibles à de courts moments durant toute la journée.

Yvonne Lucchina : « Il y a d’autres endroits où les patrouilleurs seraient nécessaires »

Actuellement, une seule personne occupe cette fonction à Bassecourt, ce qui est contraignant pour elle, selon Yvonne Lucchina. Ce manque de monde pose également d’autres problèmes d’organisation. « Il y a bien d’autres endroits dans le village, notamment le long de la route cantonale, où des patrouilleurs seraient nécessaires, mais vu le nombre de personnes intéressées, on ne peut pas se le permettre ». Une réflexion du conseil communal est en cours pour installer de la signalisation spéciale pour limiter l’impact lié à ce manque. /lge


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