Les partis politiques avaient jusqu’à ce jeudi pour s’enregistrer sur le portail du Contrôle fédéral des finances dans le cadre de la transparence du financement de la vie politique. Classement des budgets de campagne des partis jurassiens pour les prochaines élections fédérales
C’est l’une des nouveautés de ces élections fédérales : en vertu des nouvelles règles sur la transparence du financement de la vie politique, les partis sont désormais tenus de communiquer leur budget de campagne pour les prochaines élections fédérales. C’est ce jeudi 7 septembre, 45 jours avant le scrutin, la date butoir pour s’enregistrer sur le portail dédié du Contrôle fédéral des finances.
La règle : obligatoire à partir de 50'000 francs
Déclarer son budget de campagne est obligatoire s’il dépasse les 50'000 francs. Les partis doivent également déclarer les dons avec le nom de leur auteur (l’acceptation des dons anonymes est désormais interdite) dès lors que ceux-ci dépassent 15'000 francs. En dessous de ces seuils, les partis ne sont pas tenus à la transparence, mais l’ensemble des formations jurassiennes engagées aux fédérales ont accepté de dévoiler leurs montants consacrés à la campagne. Dans le cas des élections au Conseil des États, les règles sur la transparence ne s'appliquent qu'aux personnes élues. Si le détail ne figure pas encore sur le portail de la confédération, c’est parce que les partis ont encore un délai administratif de deux semaines pour saisir concrètement les chiffres.
Un classement qui respecte le poids des partis dans le canton
Sans grosse surprise, le classement des budgets de campagne des partis jurassiens respecte la force et le poids des partis dans le canton.
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Le Centre Jura (6 candidats) : 70'000 francs, dont 15'000 francs de dons ;
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PLR Jura (7 candidats, dont 6 au National) : de 60’000 à 70'000 francs, comprenant notamment un don du PLR Suisse ;
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Parti socialiste jurassien (6 candidats, dont 4 au National) : 60'000 francs ;
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UDC Jura (6 candidats) : de 30'000 à 40'000 francs ;
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Vert-e-s Jura (4 candidats) : 30'000 francs, dont 15'000 francs venant du parti national qui correspond à une fraction du fameux don de 1 million de francs reçu de la fondatrice de l’entreprise Sika ;
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PVL Jura (5 candidats) : 13'500 francs ;
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HelvEthica (2 candidats) : 5'000 francs ;
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PEV Les Socio-Chrétiens (2 candidats) : 4'000 francs.
D’où vient cet argent et que finance-t-il ?
Les budgets de campagne proviennent essentiellement des fonds propres des partis, financés notamment par les cotisations des membres et les contributions des élus qui reversent une partie de leurs jetons de présence. Certaines formations ont aussi reçu des dons pouvant provenir de particuliers ou d’entreprises, mais dont l’identité du donateur doit être connue.
Ces sommes déclarées sont censées couvrir tous les frais engagés pour une campagne, à titre d’exemples :
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Rémunération d’un éventuel chargé de campagne ;
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Frais d’impression des flyers, affiches, etc. ;
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Frais de diffusion de propagande électorale dans les médias ;
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Frais de location pour d’éventuels meetings de campagne ;
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Frais de repas / apéritifs offerts aux sympathisants et potentiels électeurs dans le cadre de la campagne électorale.
Ces nouvelles règles s’appliquant pour la première fois à l’occasion des prochaines élections fédérales, tout n’est pas encore techniquement limpide pour tous les partis quant à savoir ce qui doit être décompté et comment. Certains candidats financent personnellement certains flyers les concernant ou des actions et initiatives personnelles. Dans le Jura, un candidat prévoit par exemple de distribuer quelque 2'000 saucisses de campagne, une autre candidate distribuera des bonbons à son effigie. Ces initiatives étant financées à titre privé et non par le parti, subsiste un certain flou pour savoir si cela doit être comptabilisé dans la déclaration globale des frais de campagne du parti. L’article 6 de l’ordonnance sur la transparence du financement de la vie politique vise cependant les « personnes physiques » tout comme les « personnes morales et sociétés de personnes » faisant campagne qui sont tenues de « déclarer le décompte final des recettes si celui-ci montre que plus de 50 000 francs ont été dépensés pour la campagne ». /jpi









