Attaques du loup : la colère gronde dans le Jura bernois

La Chambre d'agriculture du Jura bernois a remis samedi une lettre ouverte en mains propres ...
Attaques du loup : la colère gronde dans le Jura bernois

La Chambre d'agriculture du Jura bernois a remis samedi une lettre ouverte en mains propres au conseiller fédéral Albert Rösti. Elle exige l'autorisation immédiate de tirer le ou les loups qui sévissent dans la région 

Président de la CAJB, Martin Kohli a pu s'entretenir avec Albert Rösti samedi à Champoz. Le conseiller fédéral a pu prendre conscience du ras-le-bol et des inquiétudes des agriculteurs s'agissant du loup. (Photo : CAJB). Président de la CAJB, Martin Kohli a pu s'entretenir avec Albert Rösti samedi à Champoz. Le conseiller fédéral a pu prendre conscience du ras-le-bol et des inquiétudes des agriculteurs s'agissant du loup. (Photo : CAJB).

Les nouvelles attaques du loup à Perrefitte et Court dans la nuit de samedi à dimanche sont-elles celles de trop  ? La Chambre d’agriculture du Jura bernois (CAJB) l’espère. Avant même ces évènements, elle a remis samedi en mains propres une lettre ouverte au conseiller fédéral Albert Rösti au Marché d’automne de Champoz. Avec un titre évocateur : « Sadique et meurtrier, seul le loup s’en (sans) tire ». La CAJB exige une autorisation de tir immédiate de ce ou ces loups qui multiplient les attaques dans le Jura bernois ces dernières semaines. Son président Martin Kohli peine à comprendre pourquoi le canton tarde tant à réagir. Une situation qui suscite colère et impatience dans les milieux agricoles. « Une demande doit être faite auprès de la Confédération pour autoriser le tir, point barre. » Selon lui, le conseiller fédéral Albert Rösti, avec qui il a pu s’entretenir samedi, n’était pas au courant de cette « problématique autant massive » dans le Jura bernois et du « manque de coordination ».

« Tirer le loup, sans trop de bureaucratie »

Martin Kohli et la Chambre d’agriculture n’ont pas vraiment apprécié le communiqué du canton de Berne de jeudi dernier. Il y était stipulé que les conditions pour tirer le loup n’étaient pas remplies, que les bêtes tuées n’étaient pas assez protégées, par exemple par des barrières électrifiées. Martin Kohli était à Perrefitte ce dimanche matin pour constater les nouvelles victimes dans un pâturage. Selon lui, il est difficile de faire mieux. 

« On nous demande l’impossible »

Une réaction des autorités bernoises est donc attendue, pas dans une semaine, mais immédiatement. Sans quoi Martin Kohli craint que des agriculteurs soient tentés de se faire justice eux-mêmes. « Cette situation serait dangereuse et regrettable. Nous n’en voulons pas. Les autorités doivent prendre leurs responsabilités. » /oza


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