La santé mentale s’invite à l’école

La Journée cantonale du Réseau d’écoles21 s’est déroulée mercredi au campus StrateJ à Delémont ...
La santé mentale s’invite à l’école

La Journée cantonale du Réseau d’écoles21 s’est déroulée mercredi au campus StrateJ à Delémont. Des conférences et des ateliers étaient proposés au personnel éducatif tout au long de la journée

Steven Derendinger a donné une conférence mercredi à Delémont lors de la Journée cantonale du Réseau d'écoles21 consacrée à la santé mentale. Steven Derendinger a donné une conférence mercredi à Delémont lors de la Journée cantonale du Réseau d'écoles21 consacrée à la santé mentale.

« Et si on parlait de santé mentale en milieu scolaire ? ». C’était le thème de la Journée cantonale du Réseau d’écoles21 (écoles en santé et durables) qui s’est déroulée mercredi à Delémont. La dernière édition avait eu lieu en 2019. La Journée cantonale du Réseau d’écoles21 est organisée par le Service de l’enseignement ainsi que par la Fondation O2. Elle est soutenue par la Haute école pédagogique et Promotion Santé Suisse. Des conférences et des ateliers destinés au personnel éducatif étaient au programme tout au long de la journée au campus StrateJ.


Steven Derendinger : « Tant qu’on n’est pas en situation de crise, il est important de garder le lien, d’observer et d’offrir son aide »

Lors de sa conférence, Steven Derendinger explique qu’il est important pour les enseignants de repérer le plus tôt possible des signes, tels que changement d’humeur de l’élève, prise ou perte de poids par exemple, qui peuvent être des signaux d’alarme d’une personne en souffrance psychologique. Le formateur en premiers secours en santé mentale et aussi sexologue relève qu’il est toujours compliqué et délicat de parler de santé mentale car cette thématique est encore largement stigmatisée dans la société. « Des termes comme détraqués, schizo ou tarés sont souvent utilisés pour parler de ces personnes-là », note Steven Derendinger. Ce dernier souligne l’importance d’utiliser les bons mots pour venir en aide aux élèves en souffrance psychologique qui sont souvent dans le déni.

Comment la santé mentale est encore vue aujourd’hui et comment elle peut être abordée en classe aux niveaux primaire et secondaire

 

Lorena Rusterholz parle de santé mentale avec ses élèves en fonction de ce qu’ils traversent. « Au fil du temps, on prendra du temps pour aborder ce qu’il se passe dans leur tête en lien avec leur corps », note cette enseignante primaire et médiatrice. De son côté, Sarah Schaffter parle de santé mentale avec ses élèves du secondaire lors de la leçon d’EGS. L’enseignante secondaire, médiatrice et coordinatrice d’EPS avoue que cela reste difficile, même pour des élèves plus âgés, de mettre des mots sur certains choses. « Si l’enseignant met les élèves à l’aise et que différentes ressources sont utilisées, on aura un élève bien équilibré », estime Sarah Schaffter.

 

Gian Desboeufs, chef de projet et co-coordinateur du Réseau cantonal d’écoles21, souligne que la thématique change chaque année, en fonction des besoins du personnel éducatif et des problématiques émergentes. Il note que le format de l’édition 2024 pourrait peut-être changer. /ech

 


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