Le Jura bernois en quête d'un siège fédéral

Les élections fédérales arrivent à grands pas. Si deux sièges aux Chambres sont garantis dans ...
Le Jura bernois en quête d'un siège fédéral

Les élections fédérales arrivent à grands pas. Si deux sièges aux Chambres sont garantis dans notre canton, le Jura bernois est plongé dans l'incertitude. En 2019, aucun candidat de la Berne francophone n'avait réussi à s'attribuer l'un des 24 sièges du canton au Conseil national. Le tour des enjeux du 22 octobre

Est-ce qu'un candidat du Jura bernois va s'assoir au Conseil national? Réponse le 22 octobre. (Photo : Services du Parlement 3003 Berne / Rob Lewis). Est-ce qu'un candidat du Jura bernois va s'assoir au Conseil national? Réponse le 22 octobre. (Photo : Services du Parlement 3003 Berne / Rob Lewis).

Être ou ne pas être représenté sous la Coupole fédérale : c'est ainsi que l'enjeu principal des élections fédérales du 22 octobre peut être résumé dans la partie francophone du canton de Berne. Actuellement, la minorité linguistique n'est représentée que par un seul homme TUDC de Cortébert Manfred Bühler. Et cela n'a pas été facile : en 2019, l'actuel président de TUDC bernoise n'avait pas été réélu au Conseil national, un petit séisme pour les Romands du canton qui rêvaient de décrocher un deuxième siège à la Chambre du peuple. Il a fallu attendre février 2023 pour que Manfred Bühler réintègre le National en sa qualité de vient-ensuite, grâce à l'élection d'Albert Rösti au Conseil fédéral. Manfred Bühler reste d'ailleurs aujourd'hui le grand favori à sa propre succession.

C'est donc avec une certaine fébrilité que l'on s'avance vers ces élections dans la Berne francophone, un territoire où la participation avait été trop basse en 2019. 38% entre le Jura bernois et Bienne, soit 10 points en dessous de la moyenne cantonale. Personne ne s'y trompe d'ailleurs : il faut mobiliser les citoyens.


Amener la population aux urnes

Mathématiquement, avec 10% de la population bernoise, les francophones pourraient prétendre à 2 ou 3 sièges sur les 24 réservés au canton de Berne. Encore faut-il que les Romands votent pour leurs candidats, tous dispatchés sur des listes essentiellement alémaniques. Tous les partis ont compris qu'il fallait mener une campagne commune à côté de leurs actions respectives. Une sorte d'union sacrée pour encourager le peuple à se rendre aux urnes s'est mise en place. Voter, voter régional, peu importe la couleur de la liste. Un baromètre électoral en ligne a également été élaboré. Il permet de voir en direct l'évolution de la participation par communes. De quoi, peut-être, titiller l'esprit compétiteur des citoyens qui ne voudront pas le bonnet d’âne du désintérêt électoral.


Mobilisation des institutions

Les institutions, elles aussi, battent le pavé. Le Forum du bilinguisme par exemple a imaginé une campagne de sensibilisation avec BernBilingue : l’idée est de mettre en avant les candidates et candidats francophones ou francophiles, celles et ceux pour qui le caractère bilingue de la députation bernoise au Conseil national est essentiel. /oza


 

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