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C’est tout le travail de Claude Nardin, photographe animalier montbéliardais venu présenter son art au Château de Miécourt dimanche

Un couple de Petits Gravelots immortalisés par Claude Nardin. (Photo : Claude Nardin) Un couple de Petits Gravelots immortalisés par Claude Nardin. (Photo : Claude Nardin)

L’art de capturer l’instant sans se faire voir. C’est tout le travail de Claude Nardin. Le photographe animalier donne une conférence dimanche après-midi au château de Miécourt. Se faire discret pour observer la nature sans interférence, c’est toute la difficulté de son métier. Photographe professionnel fort de nombreuses années d’expérience, Claude Nardin a à son actif plus de 130'000 images. « Mais sur le lot, s’il y en quelques centaines qui sont exceptionnelles, c’est déjà bien » tempère le Montbéliardais. Car tout est une affaire de patience, mais surtout de persévérance. « J’ai assimilé depuis longtemps que la photographie animalière demande de la persévérance. Il faut être sur le terrain en permanence de jour et de nuit pour certaines espèces. Heureusement, il y des espèces plus faciles à observer. Ce qu'il faut, c'est se faire oublier. Nous sommes des intrus et les animaux nous perçoivent comme un danger potentiel. Pour rester discret, on peut par exemple se servir de branches pour se camoufler. »

Ce qui passionne Claude Nardin, ce sont les animaux « bien de chez nous » comme il le dit. « Le lynx ou le loup sont particulièrement difficiles à photographier. Mais ce ne sont pas des espèces qui me sont particulièrement chères. Je préfère photographier la moyenne faune, la petite faune de chez nous qui me procure beaucoup de joie et qui nécessite aussi beaucoup d’attention. »


Les oiseaux dans l’œil du photographe

Claude Nardin concentre une partie de son travail aux oiseaux. Il leur a d’ailleurs consacré plusieurs films. Pour cet amoureux de la nature, l’oiseau, c’est tout un symbole : « C’est un animal épris de liberté, il n’y a pas de frontière pour eux. Saisir une image d’oiseau en vol nécessite beaucoup de pratique. Heureusement avec le numérique, on peut photographier en rafale et choisir ensuite l’image la plus intéressante. À l’époque de l’argentique en revanche, chaque déclenchement coutait une fortune. »

Devant le public à Miécourt Claude Nardin entend présenter ses techniques de prise de vue en illustrant ses propos avec certains de ses clichés. /tna


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