Du travail et des revendications pour l’association Mel

L’association qui vient en aide aux femmes victimes de violences conjugales est active dans ...
Du travail et des revendications pour l’association Mel

L’association qui vient en aide aux femmes victimes de violences conjugales est active dans le Jura, alors que le féminicide de Courfaivre a eu lieu il y a quatre ans

L'association Mel propose différentes aides aux victimes de violences conjugales. (Photo d'illustration LDDR) L'association Mel propose différentes aides aux victimes de violences conjugales. (Photo d'illustration LDDR)

« Il faut que la peur change de camp » : Géraldine Marquis est radicale et revendicatrice. Alors que sa sœur a été victime d’un féminicide à Courfaivre il y a quatre ans (ndlr : le 21 octobre 2019) et que ce drame avait fait le tour de la Suisse, la protection des victimes n’est toujours pas suffisante, selon elle. Celle qui est aussi présidente de l’association Mel qui lutte contre les violences conjugales estime que les femmes ont toujours peur de s’exprimer, alors que les hommes violents ne sont pas suffisamment dénoncés ni punis.


Plusieurs cas mensuels dans le Jura

L’association Mel est active dans trois domaines en particulier. Elle réceptionne les angoisses et peurs des femmes, puis les redirige en fonction de la situation. D’une part, elle peut financer un système d’alarme grâce aux dons qu’elle reçoit. D’autre part, elle peut orienter les femmes vers un suivi psychologique. Enfin, troisièmement, elle peut proposer aux femmes des cours de self-défense. Selon Géraldine Marquis, entre deux et cinq femmes inquiètes ou en détresse contactent l'association chaque mois, alors que cinq systèmes d'alarme ont déjà été installés dans le Jura.

Géraldine Marquis était l’invitée de La Matinale

Le canton veut se doter d’une véritable politique de prévention

De son côté, le Jura a présenté son premier plan cantonal de lutte contre les violences en septembre 2020. Il répertorie les mesures déjà en place et identifie celles à développer pour renforcer le dispositif. En début d’année, le canton a également mis en consultation un avant-projet de loi contre les violences domestiques pour pouvoir déployer une véritable politique de prévention. Un groupe de travail est en train d’analyser les résultats de la consultation, afin de prendre des positions sur des mesures en adéquation avec la Convention d'Istanbul que la Suisse a ratifiée en 2017. Il était notamment question dans l’avant-projet de loi d’hébergement, d’une hotline ou encore d’une unité médicale de violence. /mle-emu


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