La fin de la gratuité à Boncourt fait causer

La commune de Boncourt doit soigner ses finances à cause du départ, en partie, de BAT et ça ...
La fin de la gratuité à Boncourt fait causer

La commune de Boncourt doit soigner ses finances à cause du départ, en partie, de BAT et ça passe par la location de ses infrastructures aux sociétés du village

Un automne morose à Boncourt. Un automne morose à Boncourt.

Il faudra se serrer la ceinture à Boncourt. Avec le départ, en partie, de BAT, la commune frontalière ménage ses finances. Environ un million de francs doivent être économisés l’année prochaine pour équilibrer le budget. Les autorités communales ont annoncé dernièrement à la trentaine de sociétés que la mise à disposition gratuite des infrastructures communales, c’est désormais fini. Une location est exigée dès le milieu de l’année prochaine. Une nouvelle qui ne réjouit pas plusieurs sociétés.

Il y a les grandes associations, comme les Nuits d’été de Milandre qui voient leur subvention réduite de moitié, passant de 14'000 à 7'000 francs par année sous conditions. Mais il y a aussi les plus petits groupes, à l’instar des aînés du Pâquis qui devront débourser 150 francs pour utiliser le terrain de pétanque. Le responsable Maxime Bregnard estime que « c’est très grave » et de rajouter, « je ne vois pas pourquoi une commune ferait payer des personnes aînées ».


Une décision comprise

A l’US Boncourt, on évoque des frais supplémentaires d’environ 2'500 francs : entre les tarifs de location des terrains de football, de la salle de gymnastique, ou encore l’entretien de la pelouse. Son président précise par exemple que les employés de la voirie ne vont plus s’occuper des lieux. Michel Prêtre explique qu’à l’avenir le club de football devra trouver d’autres solutions pour entretenir les installations. Il relève que l’association a été jusqu’à présent « gâtée ».


Des économies de bouts de chandelle

L’utilisation de la salle de gymnastique sera facturée 5 francs de l’heure. Ce montant paraît dérisoire et pose la question de la pertinence de ces économies de bouts de chandelle pour la commune. Le maire Lionel Maitre confirme que ce ne sont pas les sociétés qui vont renflouer le budget communal. C’est, selon lui, « un premier pas pour couvrir les frais de conciergerie et d’énergie, et ça les associations doivent aussi y participer comme ça se fait dans tous les villages ».


Quelles solutions pour les sociétés villageoises ?

A la Femina Sport, on envisage d’augmenter les cotisations. Sa présidente Céline Guenat table sur des frais à hauteur de 1'500 francs par année pour occuper la salle de gymnastique 8 heures par semaine. L’autre possibilité, souhaitée par les autorités communales, c’est d’organiser des manifestations. Le président de l’US Boncourt, Michel Prêtre, propose de remettre sur pied une fête du village : « Ça va peut-être motiver un peu plus de sociétés à participer à la fête pour remplir les caisses ». Une incertitude demeure à Boncourt, puisque BAT octroyait une subvention que la commune partageait entre la trentaine d’associations du village. Cette enveloppe représentait entre quelques centaines de francs et quelques milliers de francs en fonction de la taille de l’association. Pour le moment, le maire ignore si ce cadeau sera maintenu l’année prochaine. /ncp

Le dossier


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus