Un anniversaire arrosé. À l’occasion de ses 10 ans, la Blanche Pierre a mis sur pied le festival « Annibièresaire ». Celui-ci a démarré jeudi à la rue Emile-Boéchat, dans une friche industrielle delémontaine, et se termine samedi soir. Au programme : musique (éclectique), clowns, sérigraphie, tricot, sport, mais aussi le brassin collaboratif d’une bière à la courge avec la Brasserie des Franches-Montagnes.
Les 10 ans de la Blanche Pierre, c’est aussi l’occasion pour son co-fondateur Sandro Ettlin de regarder dans le rétroviseur : « C’est une grande émotion, préparer un grand événement pour nos 10 ans permet de voir notre évolution. On est passé d’un hobby à du professionnalisme, et on a surtout un gros réseau qui s’est construit. C’est d’ailleurs ça que je retiens le plus : tous les gens que j’ai croisés durant toutes ces années », explique-t-il, avant d’ajouter : « On a dû se réinventer plusieurs fois, mais je pense que c’est maintenant qu’on va devoir faire des changements. On surfait encore sur la vague des micro-brasseries, mais on doit réfléchir à l’avenir. Ça nous stimule et ça nous motive ! »
Sandro Ettlin : « Pour se démarquer des autres brasseries, on doit créer son propre marché de niche »
Sandro Ettlin fait également figure de témoin privilégié du milieu de la brasserie artisanale. En 10 ans, le marché est devenu beaucoup plus concurrentiel, comme l’explique le co-fondateur de la Blanche Pierre : « C’est clairement plus compliqué au niveau de la concurrence de nos jours qu’il y a 10 ans. Les brasseries artisanales se prennent des parts de marché. Par chance, nous, sur le créneau bio, local et verre consigné, on a toujours gardé une clientèle très fidèle. Mais c’est vrai qu’aujourd’hui, il n’est plus possible de doubler une production sans réfléchir. » /comm-tbe









