Quel visage pour le Jura bernois après le départ de Moutier ?

Le départ de Moutier pour le canton du Jura en 2026 ampute le Jura bernois de l’un de ses centres ...
Quel visage pour le Jura bernois après le départ de Moutier ?

Le départ de Moutier pour le canton du Jura en 2026 ampute le Jura bernois de l’un de ses centres. Quel sera le visage de la région sans cette ville d’importance ? Réponse : le Grand Chasseral, selon ce qui est ressorti du débat intitulé « Tschüss Moutier, et maintenant ? », organisé jeudi par Telebielingue au CIP à Tramelan

De gauche à droite: Patrick Linder, président de la fondation du Grand Chasseral, Mario Annoni, chef du projet Avenir Berne romande, Claudia Nuara, animatrice du débat, Alain Pichard, député au biennois au Grand Conseil, Corentin Jeanneret, maire de St-Imier et député au Grand Conseil. (Photo : Yann Béguelin/BIST) De gauche à droite: Patrick Linder, président de la fondation du Grand Chasseral, Mario Annoni, chef du projet Avenir Berne romande, Claudia Nuara, animatrice du débat, Alain Pichard, député au biennois au Grand Conseil, Corentin Jeanneret, maire de St-Imier et député au Grand Conseil. (Photo : Yann Béguelin/BIST)

L’avenir du Jura bernois sans Moutier était au centre du débat organisé au CIP à Tramelan.

Au départ un peu contrainte par le départ de Moutier, l’organisation administrative du Jura bernois se met en place. Quel visage aura donc le Jura bernois après le départ de Moutier d’ici deux ans? C’est la question qui était au centre d’un débat organisé par Telebielingue au CIP à Tramelan jeudi. Plusieurs acteurs politiques étaient présents sur le plateau, dont Mario Annoni, le chef du projet Avenir Berne romande et Patrick Linder, en sa nouvelle qualité de président de la fondation du Grand Chasseral. Le député biennois au Grand conseil bernois, Alain Pichard était présent, tout comme le maire de St-Imier, Corentin Jeanneret.


Transition identitaire

D’abord amputée d’une de ses villes principales, le Jura bernois organise depuis plusieurs années déjà sa nouvelle identité. Il y a plusieurs challenges, dont celui de réinventer son identité et d’assurer ses intérêts en tant que région linguistique minoritaire au sein du canton de Berne. Cette transition impacte de nombreux secteurs et de grands défis pratiques se posent. Mais pas seulement : c’est aussi une question d’image, qui s’est améliorée selon Mario Annoni, chef du projet Avenir Berne romande. « Avec cette nouvelle ère et le lancement de la marque Grand Chasseral, je remarque même en Suisse romande que ça a éveillé un intérêt. On sent quelque chose de nouveau se développer dans la région et ça fait du bien », explique Mario Annoni.

« Il y a quelque chose de nouveau qui se développe et ça fait du bien »

La construction d’un avenir nouveau est en route, mais plusieurs défis subsistent, comme la répartition des institutions entre le Jura bernois et Bienne. « Sans unité ni organisation claire du côté du Jura bernois, il aurait subsisté une asymétrie avec Bienne », comme le dit Patrick Linder, président de la fondation Grand Chasseral. Comme Moutier quitte le navire, y aura-t-il une rivalité entre le Jura bernois et Bienne ? « Non, selon Patrick Linder. C’est plutôt le contraire, la régénération de ce qu’est le Jura bernois aujourd’hui ouvre plutôt le dialogue avec Bienne ». /comm-jse


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