Le Gouvernement jurassien veut revoir la procédure de délivrance des autorisations de pratique des médecins. Il l’indique ce lundi en réponse à deux questions écrites des députés socialiste Patrick Cerf et PCSI Quentin Haas. Les élus ont demandé un éclairage suite à l’engagement par la Clinique Le Noirmont de la psychiatre française Martine Wonner. Ancienne députée à l’Assemblée nationale, elle avait tenu des propos polémiques durant la crise du coronavirus, ce qui lui avait valu d’être suspendue pour un an par l’Ordre des médecins du Grand-Est.
Le Gouvernement rappelle tout d’abord que dans le cas de Martine Wonner – qualifiée par Patrick Cerf « d’égérie française du complotisme » – l’octroi d’une autorisation de pratiquer n’était pas requis. La praticienne n’occupe pas un poste de médecin-chef, ni de médecin-chef adjoint. Seules ces deux fonctions nécessitent une approbation, selon l’ordonnance cantonale. Cet engagement est donc de la compétence du conseil d’administration et de la direction de la clinique. Tout en indiquant qu’il condamne les propos tenus par la psychiatre durant la pandémie de Covid-19, l’Etat n’a rien à dire. Mais au regard de cette situation, le Gouvernement entend cependant revoir les dispositions légales au niveau de la délivrance des autorisations de pratique des médecins. Celles-ci pourraient être étendues, par exemple aux médecins qui ont terminé leur formation postgrade, y compris lorsqu’ils sont sous la responsabilité d’un médecin-chef dans un établissement de soins. L’affaire donne ainsi lieu à une suite politique.
Cette précision encore du Gouvernement suite aux propos tenus par Martine Wonner en lien avec la vaccination contre le coronavirus : la commission de déontologie ne peut pas intervenir sur les déclarations d’un médecin qui ne dispose pas d’autorisation en Suisse. /rch









