Si le lendemain de la St-Martin est chômé par bon nombre de travailleurs en Ajoie, il ne constitue pas un jour férié officiel et fait l’objet, au sein de l’État, de tout un système de compensation. Non, l’Ajoulot ne travaille pas moins qu’un autre !
C’est le petit bonheur de la plupart des travailleurs en Ajoie après le week-end de St-Martin : avoir congé le lundi… pendant que leurs concitoyens qui sont employés dans la Vallée de Delémont ou aux Franches-Montagnes se rendent au travail. Il ne s’agit pas d’un jour férié officiel, mais bien d’une particularité régionale qui fait cependant l’objet de tout un système de compensation pour l’horaire de travail au sein de l’État. Les entreprises privées, elles, ont le libre choix du régime à appliquer. « C’est typiquement le jour pour lequel il n’y a pas de loi », résume-t-on au Service de l’économie et de l’emploi du canton du Jura. Mais pour le fonctionnaire, dans les faits, le lundi de St-Martin n’a rien d’un « privilège » ajoulot. Celui qui est employé en Ajoie n’a en effet pas « plus de chance » que ses collègues. Si les services cantonaux étaient bien fermés ce lundi dans le district de Porrentruy, le reste du personnel de l’administration a un autre jour à poser au choix dans l’année. Tout le monde est ainsi sur le même pied d’égalité.
Les écoles ajoulotes ne jouissent pas non plus d'un privilège
Le secteur de l’enseignement répond à une particularité. Ce sont en l’occurrence les écoles jurassiennes qui disposent toutes de « quatre demi-journées chômées sur l’année scolaire qui doit compter 185 jours d’enseignement », précise de SEN. Les écoles ajoulotes puisent ainsi dans ce solde pour s’octroyer le lundi de St-Martin. Les autres écoles du canton les posent à d’autres moments de l’année, certaines au lendemain de fêtes de village, d’autres encore au lendemain de carnaval. Là encore, les écoliers ajoulots et leurs enseignants ne vont pas « moins » à l’école que les autres. Selon le Service des ressources humaines, ça ne coûte rien à l’État. Pour ces jours fériés non officiels, les collaborateurs doivent fournir des heures supplémentaires afin de les compenser. Un système ainsi résumé au Service des RH : « il n’y a rien qui est offert au collaborateur ». /jpi









