Vous en croisez peut-être dans votre jardin ou près des routes : les hérissons sont de sortie à l’automne. Ces petits mammifères sont vulnérables et nécessitent parfois d’être traités en urgence chez un vétérinaire. Cependant, les soignants ne sont habilités à s’occuper des animaux sauvages que s’ils obtiennent une autorisation préalable. C’est ce point que dénoncent la Société des Vétérinaires Suisses et la conseillère nationale Meret Schneider dans un communiqué.
Mais lorsque l’on parle d’animaux sauvages, il faut faire la différence entre les petits mammifères (hérisson, chauve-souris, oiseau…) et le gibier (chevreuil, sanglier…). Toutes ces bêtes ne sont pas soumises aux mêmes lois, comme le détaille Sylvie Lüdi, vétérinaire à Tavannes : « On a les animaux sauvages régis par la loi de la chasse qui sont le gibier, et ceux régis par la loi sur la protection de la nature et du paysage, comme les hérissons ».
Pour faire changer cette situation, Meret Schneider a déposé une motion. Elle vise à modifier la loi sur la chasse et faire en sorte « que les vétérinaires puissent soigner immédiatement les animaux sauvages », détaille le communiqué de presse.
Mais pourquoi vouloir modifier cette loi alors que les petits mammifères sont régis par la loi sur la protection de la nature ? Carole Malik, juriste pour la Société des Vétérinaires Suisses, justifie ce choix par le fait qu'une modification du texte sur la chasse induirait un changement dans la loi sur la protection de la nature et du paysage.
Le sujet est complexe mais tous s’accordent à dire que les petits mammifères comme le hérisson doivent être sauvés. Cette activité reste cependant minoritaire chez les vétérinaires. Sylvie Lüdi en recueille en moyenne cinq par mois. /vfe









