Un objet unique a droit à une cure de jouvence à Saignelégier. La fontaine de la paix, située à côté de l’église du chef-lieu taignon, est en réfection. Elle a été créée en 1918 pour commémorer la fin de la Première Guerre mondiale. C’est la seule du canton. La fontaine est actuellement entre les mains méticuleuses d’André Vuille. Le marbrier et sculpteur sur pierre de Glovelier a démarré son travail il y a environ deux mois. Il œuvre dans une petite cabane construite au bord de la route.
Reportage : redonner vie et couleur à la fontaine de la paix
« On recrée ce qui existait. C’est magnifique, apprécie l’artisan tout en sculptant une décoration. Il faut être minutieux dans tout ». André Vuille œuvre avec soin. Il n’a toutefois pas été en mesure de sauver une partie de la fontaine faite en calcaire de Laufon. « Les plus gros dégâts étaient au niveau des consoles, deux décorations en pierre à gauche et à droite de la fontaine. Quand je les ai démontées, j’ai remarqué qu’elles étaient irrécupérables », explique-t-il. Le marbrier et sculpteur sur pierre estime terminer sa tâche à la fin du mois de novembre. La réfection de la fontaine de la paix aura nécessité quelque 250 heures de travail.
« Un trésor au cœur de Saignelégier »
Même si elle est plus que centenaire, la fontaine de la paix n’a été inscrite que cet automne à l’inventaire cantonal jurassien des monuments historiques. Une décision prise pour apporter un soutien financier à la propriétaire de l’objet. La commune ecclésiastique de Saignelégier a en effet reçu un peu plus de 4'000 francs de subventions cantonales et fédérales pour le chantier devisé à près de 17'000 francs.
Lucie Hubleur : « La fontaine mérite de rejoindre l’inventaire des monuments historiques pour plusieurs raisons »
Pour la conservatrice des monuments historiques à l’Office jurassien de la culture, la fontaine de la paix est « un trésor au cœur de Saignelégier qui est entouré d’autres monuments historiques comme l’église, l’ancienne préfecture et le temple ». Lucie Hubleur ajoute que son service va garder précieusement les informations récoltées et produites par André Vuille pendant les travaux. « C’est super important pour qu’on sache ce que l’on a fait et surtout pourquoi on l’a fait ». /nmy











