20 ans et des milliers de nouveau-nés au Centre de puériculture jurassien

L’entité fête deux décennies d’existence après le rapprochement des centres des trois districts ...
20 ans et des milliers de nouveau-nés au Centre de puériculture jurassien

L’entité fête deux décennies d’existence après le rapprochement des centres des trois districts en 2003. Et en 20 ans, les préoccupations des parents ont bien changé, explique l’infirmière puéricultrice Christine Fornasini Stemer, invitée de La Matinale ce lundi

Christine Fornasini, infirmière puéricultrice, était l'invitée de la Matinale ce lundi Christine Fornasini, infirmière puéricultrice, était l'invitée de la Matinale ce lundi

Il en a vu passer des nouveau-nés en 20 ans… le Centre de puériculture jurassien fête dès ce lundi ses deux décennies. Un anniversaire lancé à l’occasion de la Journée des droits de l’enfant. Le Centre est en effet né en 2003 du rassemblement des trois entités qui existaient dans chaque district du canton. L’infirmière puéricultrice Christine Fornasini Stemer était l’invitée de La Matinale pour évoquer l’évolution de la prise en charge des jeunes enfants et du soutien à la parentalité alors que le Centre voit passer plus de 80% des bébés jurassiens de 0 à 4 ans et prodigue des conseils facultatifs et gratuits.  

Des besoins de base aux places en crèches

En 20 ans, certaines préoccupations ont changé : « Trouver une place en crèche quand on va reprendre le travail, il y a 20 ans c’était moins une préoccupation. Aujourd’hui il y a peu de mamans qui ne reprennent pas de travail après leur congé maternité et les crèches sont saturées », explique Christine Fornasini Stemer. Autre préoccupation actuelle, les écrans. « On sait que l’enfant grandit à travers la relation. Les parents sur leur écran coupent la relation avec l’enfant », affirme-t-elle. « On tolère moins que les enfants pleurent ou crient alors que les pleurs ont un rôle, on ne doit pas absolument faire taire un enfant mais accueillir les pleurs comme de la communication », ajoute encore l’infirmière alors que le Centre propose des ateliers consacrés aux émotions. Des différences se font aussi sentir entre les districts : « Aux Franches-Montagnes et en Ajoie, les cercles familiaux sont encore larges. A Delémont, certaines familles n’ont personne à qui poser une question dans l’entourage. La majorité de la population migrante est aussi à Delémont ». Le centre propose diverses animations pour marquer cet anniversaire. Retrouvez le programme complet ci-dessous. /mmi


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