L’insécurité en Ajoie inquiète au Parlement jurassien

Deux questions orales ont été posées après des comportements déplacés de requérants d’asile ...
L’insécurité en Ajoie inquiète au Parlement jurassien

Deux questions orales ont été posées après des comportements déplacés de requérants d’asile à l’encontre de femmes et adolescentes notamment

Deux questions orales ont porté sur l'insécurité en Ajoie, en particulier sur différents sites de Porrentruy. (Photo : Georges Henz). Deux questions orales ont porté sur l'insécurité en Ajoie, en particulier sur différents sites de Porrentruy. (Photo : Georges Henz).

Il a été question de l’insécurité qui règne actuellement en Ajoie au Parlement jurassien. A l'heure des questions orales ce mercredi, la députée vert-libérale Emilie Moreau et le député UDC Yves Gigon ont évoqué des comportements déplacés de certains requérants d’asile établis à Bure. Selon les deux élus, ceux-ci auraient commis des attouchements sur des femmes et aborderaient avec insistance femmes et adolescentes, dans la rue ou dans les bus. D’après Emilie Moreau, deux requérants ont été replacés hors canton après des actes inappropriés.

La ministre de l’Intérieur Nathalie Barthoulot confirme ces problèmes et ajoute que des vols à l’étalage ont aussi été commis par certains requérants d’asile. Le Gouvernement jurassien a donc décidé d’agir en misant sur trois axes : d’une part, la présence policière a été renforcée près des magasins, aux arrêts de bus et à d’autres endroits. D’autre part, « les polices cantonale et municipale appliquent la tolérance zéro et dénoncent toutes les infractions qu’elles constatent », selon l’élue. Enfin, les contacts ont été et seront encore intensifiés entre la police cantonale et le service de sécurité qui est en charge du centre de requérants à Bure. Nathalie Barthoulot note encore que l’Association jurassienne d’accueil des migrants planche actuellement sur un concept de médiateur interculturel qui se trouverait dans l’espace public pour faciliter la cohabitation. Elle tempère toutefois en assurant que la situation est « sous contrôle » et que les autorités veillent à ce qu'elle ne dégénère pas. /mle


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus