Unia veut des mesures immédiates face à des « soins en arrêt maladie »

Une journée d’action nationale était organisée mercredi dans plusieurs villes du pays, dont ...
Unia veut des mesures immédiates face à des « soins en arrêt maladie »

Une journée d’action nationale était organisée mercredi dans plusieurs villes du pays, dont Delémont. Le syndicat estime que la situation ne cesse de se détériorer malgré l’acceptation d’une initiative il y a deux ans

La secrétaire syndicale Claudia Catellani (en rouge) a tenu une conférence de presse en présence de plusieurs soignants. La secrétaire syndicale Claudia Catellani (en rouge) a tenu une conférence de presse en présence de plusieurs soignants.

Unia tire la sonnette d’alarme dans le domaine des soins. Le syndicat organisait mercredi une journée d’action nationale pour attirer l’attention de la population sur la détérioration des conditions de travail et l’exode professionnel que connait la branche. 300 soignants quittent chaque mois en Suisse la profession. À Delémont, une manifestation a été mise sur pied par la section régionale à la place de la gare. « Il y a deux ans, l’initiative pour des soins infirmiers forts est passée et rien n’a changé depuis, voire ça s’est détérioré. On veut alerter les politiques et la population. Il en va aussi des soins à nos ainés que l’on veut de qualité », explique Claudia Catellani, secrétaire syndicale.

 

Une liste de mesures

Le syndicat demande que des mesures immédiates soient prises pour améliorer la situation. Il s’agit aussi, selon Unia, d’éviter une pénurie de personnel alors que notre pays aura besoin de 35'000 soignants supplémentaires d’ici 2040 face au vieillissement de la population. Parmi les mesures évoquées figurent une réduction du temps de travail pour un même salaire, davantage de vacances, des plans de service reçus un mois en avance ou encore des indemnités pour les modifications de planning de dernière minute.

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Des soignants en souffrance

Plusieurs soignants présents à la manifestation régionale ont témoigné de la situation difficile dans laquelle se trouvent les soins. Infirmier de 27 ans, Adrien Prêtre a notamment expliqué qu’il s’était résolu à quitter l’Arc jurassien pour bénéficier de meilleures conditions de travail. Après avoir travaillé durant trois ans dans une institution semi-privée de réadaptation, il est parti pour l’hôpital cantonal de Fribourg. « J’ai observé une détérioration des conditions de travail par rapport à des logiques financières et des besoins de lucrativité », indique le soignant.

Adrien Prêtre : « Au niveau spirituel, c’est une souffrance de ne pas pouvoir faire notre travail comme on s’imaginait le faire en sortant d’études »

 

Dans le Jura, le Gouvernement a créé un groupe de travail pour discuter de l’application de l’initiative pour des soins infirmiers forts. En réponse à une question écrite, il a indiqué il y a quelques mois que de premières dispositions pourraient entrer en vigueur d’ici la fin de l’année prochaine. Claudia Catellani salue la démarche, mais rappelle que les échanges ne portent actuellement que sur le volet formation. La secrétaire syndicale espère que la problématique des conditions de travail soit rapidement traitée. /alr

 


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