Duotec veut supprimer 30 emplois à Delémont

L’entreprise active dans la production de senseurs électroniques a annoncé mardi à ses employés ...
Duotec veut supprimer 30 emplois à Delémont

L’entreprise active dans la production de senseurs électroniques a annoncé mardi à ses employés la mise en place d’une procédure de licenciement collectif

Un licenciement collectif est engagé au sein de l'entreprise Duotec. (Photo : archives) Un licenciement collectif est engagé au sein de l'entreprise Duotec. (Photo : archives)

Duotec traverse une phase difficile. L’entreprise de Delémont qui produit des senseurs électroniques entend supprimer 30 emplois d’ici la fin d’année. La direction a annoncé mardi à ses employés la mise en place d’une procédure de licenciement collectif, selon l’édition de mercredi du Quotidien Jurassien. La société qui compte 225 employés explique cette mesure radicale par plusieurs raisons, notamment un ralentissement économique en Chine ou encore la baisse de demande des pompes à chaleur en Allemagne. Duotec avait déjà dû procéder à dix licenciements économiques en octobre dernier.

Une période de consultation « alibi »

Contactée mercredi matin, la responsable du secteur industriel à Unia Transjurane estime que la période de consultation, fixée à 10 jours, est trop courte. « C’est une consultation alibi ! Pour réaliser un travail sérieux, il faut compter 30 jours pour que les employés puissent discuter, former un groupe de travail, se procurer différents documents et formuler des propositions pour éviter les licenciements », explique Kedy Pose. Cette période de consultation prend la forme… d’une boîte mail. C’est-à-dire que les travailleurs peuvent formuler une idée, de manière nominative, par messagerie électronique. « Autant dire que personne le fera ou alors très peu », estime Kedy Pose.

En plus du délai trop court, la syndicaliste juge regrettable que Duotec ait pris cette décision juste avant Noël. Elle relève enfin que si la procédure est bâclée, les licenciements peuvent être considérés comme abusifs. À noter que l’entreprise Duotec ne possède pas de convention collective de travail, ni de représentation des travailleurs.

Point sur la situation le 19 décembre

La direction avoue être 100% consciente que l’agenda n’est pas bon. Contactée mercredi après-midi, la co-directrice de Duotec explique qu’il était néanmoins urgent de communiquer rapidement et d’être transparent avec les employés se trouvant dans l’attente, conscients des difficultés rencontrées par les clients de l’entreprise située en bout de chaîne. « Nous sommes actuellement en discussion avec tous les partenaires, nous récoltons les informations et nous évaluons la situation », nous a confié Bonita Wannaz. Respecter la réglementation, ouvrir la discussion, être à l’écoute et donner la parole aux collaborateurs font partie des objectifs cités par la co-directrice de Duotec. Cette dernière explique qu’un point sur la situation sera fait le 19 décembre. La période de consultation pourrait ainsi être décalée jusqu'en janvier. /alr-ech



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