L’école jurassienne n’est pas au clair sur Amok

Le protocole de prévention des attaques – appliqué par les enseignants neuchâtelois lors de ...
L’école jurassienne n’est pas au clair sur Amok

Le protocole de prévention des attaques – appliqué par les enseignants neuchâtelois lors de l’intrusion d’un individu menaçant au collège de Cortaillod – semble méconnu dans le Jura. Le SEN veut y remédier

Le Service jurassien de l'enseignement entend agir pour que le document de gestion d'une situation de crise soit connu dans les écoles. (Photo: archive d'illustration) Le Service jurassien de l'enseignement entend agir pour que le document de gestion d'une situation de crise soit connu dans les écoles. (Photo: archive d'illustration)

L’école jurassienne doit se mettre à jour sur le protocole Amok. C’est le constat dressé après l’affaire du collège de Cortailllod survenue vendredi dernier, lorsqu’un individu menaçant s’est introduit dans le périmètre de l’établissement en criant « Allah akbar ». La police neuchâteloise a salué la bonne application de ce protocole de prévention des attaques par les enseignants de l’école. Or, Amok semble inconnu dans le Jura.

Les directions d’école que nous avons contactées sont unanimes : elles ne savent pas qu’un protocole existe et n’ont pour la plupart même jamais entendu parler d’Amok. Nous avons donc interpellé le chef du Service de l’enseignement sur ce sujet. Fred-Henri Schnegg concède qu’à sa connaissance, aucune formation n’a été dispensée aux enseignants dans le Jura. « Il faut retravailler sur le fait que les documents ne sont pas lus ou pris en considération », nous explique-t-il. Car en effet, un guide à l’usage des écoles existe bel et bien et a même été mis à jour en février 2021. Composé de 37 pages, il est intitulé « Gestion d’une situation de crise ». Le protocole Amok y figure en page 6. On y lit qu’il faut garder les élèves en classe, fermer la salle à clé, baisser les stores, donner l’ordre de se coucher au sol, éteindre les téléphones portables et garantir un silence complet, avertir la police au 117, indiquer la situation et la position de la classe, si possible afficher à la fenêtre un numéro de téléphone sur lequel une personne au sein de la classe peut être atteinte, puis se conformer aux indications des forces de l’ordre.

Pour Fred-Henri Schnegg, le message n’est donc pas suffisamment passé. « Il faut maintenant être sûr que ce document soit présenté à l’ensemble du corps enseignant et prévoir un moment d’échange. On doit améliorer l’information », confie le chef du SEN. Fred-Henri Schnegg en parlera ce mardi déjà lors d’une rencontre avec les directions secondaires, puis le 19 décembre avec les directions primaires. /rch


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