L’ONG delémontaine a établi un programme qui s’étalera sur les trois prochaines années. Quelque 200 familles seront notamment soutenues à La Trinidad pour qu’elles puissent devenir économiquement indépendantes
Le travail du Groupe Nicaragua à Delémont pour l’aide au développement se poursuit. L’entité va entamer un nouveau programme, sur demande de la Fédération interjurassienne de coopération et de développement, l’un de ses principaux donateurs. Il s’étalera sur trois ans autour de la ville de la Trinidad, jumelée à la capitale jurassienne, et concernera notamment l’eau et la formation. « L’idée est de développer des projets qui ont une certaine coordination entre eux. On va devoir trouver 220'000 francs. 200 familles seront choisies dans les zones rurales les plus pauvres. On va tenter de leur donner une indépendance économique au bout de trois ans. Il y a toute une série de moyens pour y parvenir, cela va de questions liées à l’eau à des capacités professionnelles pour les jeunes », explique Jean Parrat, membre du groupe Nicaragua. Une formation dans un lycée technique sera, par exemple, proposée pour développer la réparation de motocyclettes.
Jean Parrat : « On va poursuivre le travail avec l’ONG avec laquelle on travaille »
Lors de cette année 2023, le Groupe Nicaragua n’a pas chômé. Il a construit dans le pays une dizaine de maisons familiales et a amélioré le système d’eau pour 140 familles. Il a également planté 4'500 arbres, notamment pour assainir les zones de captage. « On a aussi garanti des systèmes de stockage d’eau avec chloration d’eau », ajoute Jean Parrat.
Une action qui reste essentielle
Les actions du Groupe Nicaragua sont parfois contestées : le centime de l’eau attribué par Delémont a été discuté. Certains dénoncent aussi un soutien à une dictature. « C’est légitime qu’on se pose la question. Nous ne travaillons toutefois pas avec le gouvernement, mais avec une ONG locale », souligne Jean Parrat. Le membre du Groupe Nicaragua indique que l’aide sur place reste indispensable sur le long terme. « Le pays se développe énormément, mais il y a beaucoup de besoins, notamment dans les campagnes », précise-t-il.
Jean Parrat : « Il n’y a pas de côté gênant »
En ce qui concerne les forces vives à Delémont et dans le Jura, Jean Parrat indique que le Groupe Nicaragua a connu un « certain renouvellement » il y a une dizaine d’années. Un voyage de groupe sera organisé l’année prochaine à La Trinidad. Toute personne intéressée peut prendre contact avec l’ONG. /rch-alr









