En décembre, les associations de protection des animaux mettent régulièrement en garde les éventuels futurs propriétaires de la charge que représente l’adoption d’une bête. Elles craignent des vagues d’abandons de personnes qui auraient agi trop vite
Et si un chat ou un chien se cachait ce lundi sous votre sapin ? Adopter ou offrir un animal peut être tentant à Noël. Mais les bêtes ne sont pas des cadeaux comme les autres ; il faut être conscient de ce qu’implique une adoption. Des associations font d'ailleurs régulièrement de la prévention en fin d'année contre ce phénomène. Elles craignent que des gens n’ayant agi trop vite ne finissent par abandonner leur compagnon.
L’Association jurassienne de protection des animaux (AJPA) veille au grain afin que de telles situations ne se produisent pas. Tout au long de l’année, Claudia Zuber, vice-présidente et responsable des adoptions au sein de l’AJPA, indique que pour pouvoir adopter, il faut montrer patte blanche. Après avoir répondu à quelques questions, la personne intéressée est invitée à venir voir l’animal. Puis, en cas d’intérêt, un contrat est ensuite établi entre l’AJPA et l’adoptant.
Claudia Zuber avoue toutefois ne pas mettre de mesures supplémentaires durant cette période. « On pose des questions bien précises, bien ciblées. Et si on entend le mot ‘cadeau’, on reste vigilants », nuance-t-elle.
Claudia Zuber : « Le mot ‘cadeau’ ne nous plaît pas trop »
L’AJPA ne semble pas réellement confrontée à une vague d’abandons. « On a de la chance par rapport au nombre d’animaux que nous avons donné en adoption, on a très peu de retours », explique Claudia Zuber qui dit en avoir dénombré, pour 2023, une dizaine environ. Néanmoins, l’association veut aussi attirer l’attention de la population sur ce phénomène . Elle a, par exemple, partagé des publications sur les réseaux sociaux, détaille la vice-présidente de l’AJPA.
Claudia Zuber : « Il faut bien penser que c’est une responsabilité »
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