Manque de lumière, froid, retour au travail après les Fêtes : le mois de janvier met au défi le moral. Le « blues du mois de janvier », aurait aussi à voir avec notre rapport à nous-mêmes et à notre conception du bonheur, selon un psychologue
Après les Fêtes, le froid, le manque de lumière et la perspective de l’année qui redémarre peut être un challenge positifs pour certains et plus compliqué pour d’autres. Alors le mois de janvier est-il propice plus que les autres à la déprime ? Au regard des statistiques sur la dépression saisonnière liée au manque de lumière ; oui. Entre 3 et 7% de la population souffrent d'un trouble affectif saisonnier. Plus connu du grand public, le blues hivernal est une forme légère de dépression saisonnière et qui peut toucher jusqu'à 20% des gens.
Au-delà des facteurs biologiques qui affectent l’humeur, le « blues du mois de janvier » pourrait être lié à notre rapport à nous-mêmes et à notre conception du bonheur. C’est en tout cas la piste explorée avec Ken Mauron, psychologue et thérapeute basé à Bienne. Le thérapeute, a ajouté à son titre universitaire l’approche holistique de la santé, soit le fait de considérer l’humain dans toutes ses dimensions, pas uniquement physique et terre à terre.
Alors si le blues de janvier existe, d’où vient-il ? « C’est peut-être lié au changement de perception des choses dans la conscience de l’individu au moment d’une nouvelle étape comme la nouvelle année, explique Ken Mauron. Est-ce que la vie et la routine qu’on s’apprête à reprendre correspondent à qui on est ? C’est plutôt cette question qu’il faudrait se poser ».
« Est-ce que la vie et la routine qu’on s’apprête à reprendre correspondent à qui on est ? »
Le bonheur en question
Redémarrer une nouvelle année avec devant soi, sa vie qui recommence, c’est aussi l’heure d’un furtif bilan : suis-je heureux ou heureuse dans cette situation ? Sans vouloir s’aventurer sur la définition du bonheur, le cafard de janvier pourrait en tout cas signifier que le disque de notre interprétation du bonheur est un peu rayé. « On est quelque part dépendant du désir de se conformer au bonheur qui est défini par la société. C’est un bonheur qui a toujours un objet, qu’il soit matériel ou pas, comme par exemple lié à un divertissement ou à une relation », explique Ken Mauron. A chacun et chacune de trouver ses propres pistes pour découvrir le sens de son état, à chaque période de l'année. /jse









