Une page se tourne avec l’arrêt du cirque Starlight, mais une autre s’ouvre. Le directeur de la société Renaud Monthoux a annoncé mercredi que toutes les activités en lien avec Cirque Stalight SARL allaient cesser. C’est donc la fin d’une institution qui aurait fêté ses 37 ans cette année. Pour la famille Gasser, à l’origine du projet, c’est un coup dur. « On est un peu déçu. Après les discussions, on était confiant, mais dans le monde du cirque, rien n’est conquis, ni garanti. Starlight, ça a toujours été toute ma vie. C’est même passé des fois avant mes enfant, car ça prenait une grande partie de mon temps », raconte Jocelyne Gasser, fondatrice de la société connue dans toute la Suisse romande.
Retour sur près de 40 ans d’existence :
Ce n’est pas la fin de Starlight
Si les activités de la société cirque Starlight SARL s’arrêtent, ce n’est pas la fin de l’aventure. La famille Gasser a repris son ancien nom avec Starlight Production pour poursuivre ses activités dans le monde du cirque sous une autre facette. Jocelyne Gasser assure que « les couleurs jurassiennes seront encore représentées dans le monde du cirque en Suisse romande ». Un cirque de Noël sera notamment mis sur pied à Neuchâtel. En plus de cela, Starlight et l'association de cirque du Jura à Porrentruy (la première école de cirque jurassienne) auront toujours l’occasion de se faire remarquer au Chaplin’s World.
Jocelyne Gasser : « Il faut passer à autre chose »
Un milieu qui ne devrait pas disparaître en Suisse romande
Le fait de perdre une tribune aussi importante que le cirque Starlight ne remet pas en cause l’avenir de cette discipline en Suisse romande, selon Jocelyne Gasser. Elle est formelle : il y a toujours d’autres possibilités. « Il faut savoir se réorienter et passer à autre chose ». Elle pense notamment aux théâtres qui accueillent de plus en plus de spectacles de cirque. « Dans notre métier, c’est toujours l’innovation qui paie, mais il faut avoir du courage ». Jocelyne Gasser ne cache pas que le marché suisse est un peu plus restreint. « Toutefois, le but d’un artiste est aussi de découvrir le monde », ajoute-t-elle, tout en mentionnant que le cirque national embauche de plus en plus d’artistes suisses. La clé est donc « de savoir se renouveler au bon moment », à en croire l’artiste qui vit de sa passion depuis plusieurs décennies. /lge









