Les prises de paroles des chefs d’État présents au WEF sont relayées dans les médias. Celles des patrons d’entreprises le sont beaucoup moins. Mais l’aspect économique du Forum économique mondial reste présent, selon Laurent Sierro, journaliste chez Keystone-ATS
Dernière ligne droite pour le WEF. La 54e édition du Forum économique mondial s'achève ce vendredi à Davos. Les présidents ukrainien Volodymyr Zelensky, israélien Isaac Herzog, français Emmanuel Macron et argentin Javier Milei ont été au centre des discussions. Mais qu’est-ce qu’il en ressort vraiment ? Pour Laurent Sierro, journaliste à l’agence de presse Keystone-ATS qui couvre la manifestation, depuis quelques années « Davos n’est plus forcément l’endroit où on prend des décisions. Mais ça reste, et peut-être encore plus qu’avant, l’endroit où les décisions se préparent. C’est difficile de voir à court terme les résultats concrets. (…) Mais plus tard, il y a des décisions qui sont prises et que l’on peut relier directement au WEF. »
Laurent Sierro, journaliste Keystone-ATS
Les prises de paroles des chefs d’État relèguent au second plan l’aspect économique, à tel point que l’on peut se demander ce qui reste d’économique dans ce forum. « En coulisse on voit beaucoup d’agitation auprès des patrons. » Et ce, pour différentes raisons. « Il y a ceux qui viennent pour préparer le terrain et essayer d’influencer les gouvernements pour adapter les cadres règlementaires pour leurs affaires. Il y a ceux qui viennent faire des partenariats et il y a ceux qui viennent pour se montrer. » Venir à Davos coûte cher, très cher. Et pourtant, il y a de plus en plus d’États pauvres ou en voie de développement qui font le voyage dans la station grisonne. « C’est aussi dans la volonté de rapprocher le nord et le sud. Par contre on entend aussi des voix un peu critiques qui reprochent au WEF d’avoir un peu perdu sa neutralité en boycottant la Russie, et cette année en boycottant la Turquie. Parce que certains disent que le WEF doit rester l’endroit où tout le monde peut venir parler. C’est lié aussi un peu à la marque suisse d’intermédiaire. » Et comme pour les autres pays, c’est difficile à court terme d’en voir les résultats. /sma









