La mobilisation des agriculteurs se poursuit en France. Les blocages routiers se sont amplifiés mercredi malgré les récentes annonces du gouvernement. La tension est montée d’un cran dans le sud de Paris, autour du marché de produits frais de Rungis, où une dizaine d’agriculteurs ont été interpellés et placés en garde à vue. De l’autre côté de la frontière, l’autoroute A36 a aussi été bloquée mercredi matin entre Belfort et Montbéliard. « Dans notre petit département du Territoire de Belfort, nous menons des actions propres et sans dégradation », explique David Peterschmitt, agriculteur à Andelnans.
Les revendications principales tournent autour des rémunérations. « Il y a beaucoup de situations désespérées », explique le Belfortain. Ce dernier pointe notamment du doigt les importations de produits de moindre qualité qui se multiplient et qui créent une concurrence déloyale. Selon lui, les annonces du gouvernement sont constituées de nombreuses promesses. « Le monde agricole n’est pas dupe. Il y a beaucoup de paroles en l’air », estime David Peterschmitt.
David Peterschmitt : « Le monde agricole marche sur la tête »
L’agriculteur français connait bien la politique agricole de notre pays, car il travaille régulièrement avec la Suisse. « L’agriculture est soutenue différemment d’un pays à l’autre financièrement parlant, mais nous avons les mêmes problématiques sur certains produits importés ». David Peterschmitt donne l’exemple des importations de sucre en Suisse alors qu’il y a un contingentement sur les betteraves. /alr









