A partir du 1er avril 2024, les produits sucrés ainsi que les édulcorants dans les boisson seront pénalisés dans le Nutri-Score. Environ 30% des produits devraient changer de catégorie. Des modifications discutées avec une diététicienne, l'occasion également de questionner la fiabilité de cet indicateur
Si vous êtes attentif au Nutri-Score lors de vos achats sans doute remarquerez-vous certains changements. Ce système qui classe les aliments avec des lettres (A à E) et couleurs (vert foncé à rouge) en fonction de leur qualité nutritionnelle globale évolue. A partir du mois d'avril, les produits sucrés et les édulcolrants dans les boissons seront davantage pénalisés. « On retrouve surtout les édulcorants dans les boissons tels que le Coca Light et certains yogourts. Ils apportent le sucre sans y apporter de l'énergie », explique Anita Kradolfer, diététicienne à Delémont.
Anita Kradolfer : « Le Nutri-Score est à prendre avec des pincettes »
Des critiques
Présent sur des milliers de produits depuis 2019 en Suisse, le label coloré essuie pourtant de nombreuses critiques. Les critères choisis ne seraient pas suffisament complets. Le A vert foncé ne signifie pas que l’aliment peut être consommé sans modération. Et inversément, le rouge n’a pas de valeur d’interdiction. Selon la diététicienne delemontaine, cela reste un indicateur fiable mais avec quelques limites : « Par exemple, on ne parle pas du tout de comment le produit est cultivé, transporté, ni les aspects sociaux, ni la saisonnalité, ce qui est très négatif. ». A l’heure actuelle, le nutriscore est présent dans six pays en Europe .l’Allemagne, la Belgique, les Pays Bas, le Luxembourg, la France et la Suisse. Les entreprises ne sont pas légalement tenues d’arborer le Nutri-Score sur leurs emballages alimentaires. /cbu









