Des bottes de paille à La Chaux-de-Fonds comme symbole de l'inquiétude paysanne

Une bonne vingtaine de bottes de paille ont été déposées lundi soir devant les centres commerciaux ...
Des bottes de paille à La Chaux-de-Fonds comme symbole de l'inquiétude paysanne

Une bonne vingtaine de bottes de paille ont été déposées lundi soir devant les centres commerciaux de La Chaux-de-Fonds par de jeunes agriculteurs. Ils manifestent leur colère et leur inquiétude

Une vingtaine de bottes de paille ont été disséminées à La Chaux-de-Fonds par de jeunes agriculteurs pour manifester leur colère et leur inquiétude. Une vingtaine de bottes de paille ont été disséminées à La Chaux-de-Fonds par de jeunes agriculteurs pour manifester leur colère et leur inquiétude.

Il y a eu les panneaux de localités retournés par les agriculteurs en colère. Et ce mardi matin, les Chaux-de-Fonniers ont découvert des balles de foin enrubanné devant les centres commerciaux et certains lieux emblématiques de la ville comme Espacité et la place du Marché. En tout, une bonne vingtaine de bottes de paille, autant de supports à des slogans tels que « Plus de prix, moins de mépris », « Pas de pays sans paysan », « On veut nourrir, pas mourir ». Une dizaine d’agriculteurs sont derrière cette action, en majorité des jeunes et des Chaux-de-Fonniers inquiets pour l’avenir.


Crainte de représailles

Un seul d’entre eux peut sortir de l’anonymat sans craindre, en représailles, un éventuel boycott de ses produits par la grande distribution : c’est parce qu’il n’a signé encore aucun contrat et reprendra une exploitation agricole l’an prochain au Valanvron. Il s’appelle Fabien Hugi, un Franc-Montagnard de 30 ans. Son message: « consommateur et producteur sont volés » par la grande distribution.


Ne pas salir leur image

Ces jeunes agriculteurs ont fait les choses en ordre, « pour ne pas salir l’image de l’agriculture » suisse. La Sécurité publique les autorise à laisser leurs bottes de foin dans l'espace public jusqu'à fin février, à moins que la neige fasse un retour en force d'ici là. La Société d'agriculture de La Chaux-de-Fonds approuve cette action. 


Ces paysans sont inquiets pour l’avenir. Ils se disent noyés sous la paperasse. Et ce n’est pas le seul motif d’inquiétude. Aujourd’hui, l’agriculture nourrit moins bien son homme. Fabien Hugi ne pouvait pas se contenter du maigre salaire que lui versait son père sur l’exploitation laitière familiale. Alors il travaille encore comme chauffeur poids lourd. /vco

Notre résumé en deux minutes :


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