De la prison ferme et du sursis pour un dealer de la Vallée

Un jeune homme a été reconnu coupable mercredi d’infractions graves à la Loi fédérale sur les ...
De la prison ferme et du sursis pour un dealer de la Vallée

Un jeune homme a été reconnu coupable mercredi d’infractions graves à la Loi fédérale sur les stupéfiants par le Tribunal pénal de première instance. Il est accusé d’avoir vendu de la cocaïne entre 2017 et 2022

Le prévenu a été condamné pour avoir vendu de la cocaïne à plus d'une vingtaine de personnes. (Photo : archives) Le prévenu a été condamné pour avoir vendu de la cocaïne à plus d'une vingtaine de personnes. (Photo : archives)

Une affaire de stupéfiants a occupé mercredi la justice jurassienne. Le Tribunal pénal de première instance à Porrentruy a condamné à trois ans de prison un jeune homme qui a vendu de la cocaïne pendant plusieurs années dans la Vallée de Delémont. Les juges l’ont reconnu coupable d’infractions graves à la Loi fédérale sur les stupéfiants. Ils ont toutefois assorti sa peine d’un sursis d’un an et demi pendant une durée de quatre ans. Sachant que le prévenu est en détention depuis septembre 2022, il sera libéré prochainement.

La quantité de drogue vendue a notamment été au cœur des débats. En se basant sur les déclarations de 24 clients, le procureur Laurent Crevoisier l’estimait à 520 grammes de cocaïne pure. Pour l’avocat de la défense, il n’était possible d’imputer que 40 grammes à son client. Alain Schweingruber a insisté sur les difficultés à se fier aux déclarations des consommateurs, souvent pour des faits remontant à plusieurs années en arrière.


Deux circonstances aggravantes

Le président du Tribunal, David Cuenat, les a toutefois jugées crédibles à l’inverse de celles du prévenu qui ont largement varié. Au final et après toute une série de calculs liés à la qualité de la drogue, les juges ont pris en compte une quantité vendue de 210 grammes de cocaïne pure entre 2017 et 2022, soit plus de 11 fois la limite pour considérer le cas comme grave. Le Tribunal a, par ailleurs, retenu la circonstance aggravante du métier. Le prévenu vivait en bonne partie de son trafic, avec un bénéfice d’environ 42'000 francs. Les juges ont toutefois tenu compte de son jeune âge et de ses regrets. L’accusé a commencé à dealer à 18 ans et a reconnu devant la cour avoir fait une « grosse bêtise ».

Contrairement à ce que demandait le Ministère public, le Tribunal pénal de première instance a renoncé à l’expulsion du prévenu dans son pays d’origine, le Nigéria, sachant notamment qu’il est marié en Suisse et père d’une fille en bas âge.

Les différentes parties ont 10 jours pour faire appel de ce jugement. /alr


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