L’indépendance a la cote auprès des infirmières

De plus en plus d’infirmières et d’infirmiers choisissent de quitter le milieu institutionnel ...
L’indépendance a la cote auprès des infirmières

De plus en plus d’infirmières et d’infirmiers choisissent de quitter le milieu institutionnel pour se mettre à leur compte

De plus en plus d'infirmières souhaitent travailler à leur compte afin de rester alignées à leurs valeurs. (Photo libre de droits). De plus en plus d'infirmières souhaitent travailler à leur compte afin de rester alignées à leurs valeurs. (Photo libre de droits).

Les infirmières indépendantes sont de plus en plus nombreuses. Le Jura en compte 65, c’est 9 de plus que l’année dernière. Cette croissance constante se remarque à travers toute la Suisse. Environ 2'500 professionnels pratiquent en solo, alors que la branche en soins infirmiers compte 75'000 employés dans des institutions. Mélanie De Giacometti, la représentante de l’Association suisse des infirmières, ASI, section Neuchâtel-Jura, a travaillé elle pendant cinq ans dans deux homes différents. Voilà quelques années que l’habitante de Rossemaison a choisi de se lancer en tant qu’indépendante. Un choix que Mélanie De Giacometti a mûrement réfléchi mais qui correspond davantage à ses valeurs. « C’était vraiment dans le but de travailler selon ma propre vision des soins », indique l’infirmière. « A force de travailler en home, on entend une partie des résidents dire qu’ils ne voulaient pas vivre en institution. Petit à petit, j’ai commencé à me dire que j’avais envie de mettre mon énergie à une autre place à essayer d’aider les gens dans ce vœu de pouvoir rester chez eux ».

Mélanie De Giacometti : « le besoin d’être en accord avec mes valeurs »

Au bout de quelques mois, son emploi du temps était rempli. C’est que le marché de soins est en transformation, selon Mélanie De Giacometti. Le besoin grandit et les soins à domicile répondent aussi à une volonté politique de maintenir les gens à domicile. De ce fait, l’indépendance devient plus visible pour les personnes qui souhaitent changer de projet professionnel. 

Autant de profils que d’indépendantes

Si Mélanie De Giacometti a choisi l’indépendance pour être en accord avec ses valeurs, d’autres profils existent. « Il y a autant de profils que d’indépendantes », remarque la Jurassienne. Certaines se mettent à leur compte pour concilier plus facilement la vie de famille avec leur métier. Mélanie De Giacometti cite aussi celles et ceux qui veulent davantage mettre à profit leur spécialisation. Autre cas de figure, les professionnels qui ont mené une formation complémentaire en médecine alternative et qui veulent déployer leur nouvelle activité petit à petit. /ncp


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