Robot et IA en salle de radiologie à l’Hôpital du Jura

Une nouvelle salle de radiographie robotisée a été installée début janvier à l'Hôpital du ...
Robot et IA en salle de radiologie à l’Hôpital du Jura

Une nouvelle salle de radiographie robotisée a été installée début janvier à l'Hôpital du Jura à Delémont. Meilleure qualité d’image, salle plus large, dose de rayonnement réduite, elle offre de nombreux avantages. Le point sur l’apport des nouvelles technologies dans le milieu médical

Au vu de l’évolution technologique, le parc radiologique doit être rénové tous les quinze ans à l'Hôpital du Jura Au vu de l’évolution technologique, le parc radiologique doit être rénové tous les quinze ans à l'Hôpital du Jura

Quand l’avancée technologique aide à la radiologie. L’Hôpital du Jura à Delémont bénéficie depuis le mois de janvier d’une nouvelle salle de radiographie robotisée. Cette installation permet d’avoir une meilleure qualité d’image pour des diagnostics plus précis. La salle, plus large, profite aux patients alités ou en fauteuil ainsi qu’au personnel. La dose de rayonnement transmise aux patients est également réduite, chose importante dans le domaine de la pédiatrie. « Acheté en 2008, l’ancien matériel était obsolète, certaines pièces n’étaient plus disponibles. De plus, ce genre d’investissement se fait tous les quinze ans, c’était le bon moment », explique Thierry Passaplan, administrateur des services de radiologie sur les sites de Delémont et Porrentruy. Cette installation sera dotée d’intelligence artificielle durant le courant de l’année.

Rôle de l’IA

La machine effectue la radiographie, soumise alors à un traitement d’intelligence artificielle, qui va elle détecter les pathologies. « La machine lira l’image au niveau des pixels, de chaque point de l’image, ce qui offre une sensibilité accrue par rapport à l’œil humain », explique Thierry Passaplan. « De plus, elle permet un traitement 24 heures sur 24. Chaque fois que des images sont faites la nuit, elles peuvent être interprétées par ces ordinateurs », complète-t-il.

Et quid de la protection des données ? « Actuellement, il n’y a aucun souci. Par contre, dans le déploiement prochain, nos images seront transmises sur des serveurs. A ce moment-là, les noms des patients seront enlevés et remplacés par un code, ce qui assure la protection des données », explique l’administrateur en radiologie.

Thierry Passaplan : « La machine offre une sensibilité accrue par rapport à l'oeil humain »

Imagerie médicale et IA

L’IA peut se déployer dans plusieurs domaines de l’imagerie médicale. Par exemple en sénologie, c’est-à-dire la recherche contre le cancer du sein. Elle permet de détecter des lésions très fines et qui peuvent échapper à l’œil humain.

En radiographie, les poumons peuvent également être analysés par l’intelligence artificielle. « On peut détecter des maladies pulmonaires telles que les pneumothorax. Ce sont des lésions qui peuvent être difficiles à identifier pour des urgentistes ou des médecins qui ont beaucoup de débit la nuit, par exemple », détaille Thierry Passaplan.

Le spécialiste en radiologie insiste toutefois : « Dans chaque utilisation de système informatisé, il y a un humain derrière. Le médecin radiologue revoit les images avec les indications de l’IA et valide ou non les lésions détectées par ce système. » / cbu

Thierry Passaplan : « Dans chaque utilisation de système, il y a un humain derrière »


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