La semaine de 4 jours, une révolution « indispensable »

Jean-Claude Rennwald a présenté ce lundi son livre « La semaine de 4 jours : pour une révolution ...
La semaine de 4 jours, une révolution « indispensable »

Jean-Claude Rennwald a présenté ce lundi son livre « La semaine de 4 jours : pour une révolution du temps » à Delémont. L’ouvrage d’une centaine de pages se définit comme une mise au point complète et documentée sur le sujet

Jean-Claude Rennwald a présenté son ouvrage sur la semaine de 4 jours ce lundi à Delémont. Jean-Claude Rennwald a présenté son ouvrage sur la semaine de 4 jours ce lundi à Delémont.

La semaine de travail de 32 heures réparties sur 4 jours serait une « révolution indispensable ». C’est du moins le postulat posé par Jean-Claude Rennwald. L’ancien conseiller national jurassien a présenté un livre sur le sujet intitulé La semaine de 4 jours : pour une révolution du temps ce lundi à Delémont. L’ouvrage d’une centaine de pages se définit comme une mise au point complète et documentée sur l’histoire, l’application et les effets de la semaine de 4 jours. Les arguments en faveur d’un tel système sont évoqués dans la publication. Travailler 4 jours par semaine permettrait notamment de préserver la santé, promouvoir l’égalité entre homme et femme, avoir des effets positifs sur le climat et l’emploi ou encore renforcer le dynamisme économique.

Cette réorganisation du temps de travail est expérimentée dans certaines entreprises européennes. « Dans le monde occidental, il y a une bonne quinzaine de pays qui ont fait de telles expériences et qui les maintiennent encore », précise l’ancien conseiller national. L’Islande fait par exemple office de pionnière dans le domaine. Entre 2015 et 2019, le pays a mené un projet visant à réduire le temps de travail des employés du secteur public, nous apprend l’analyse de Jean-Claude Rennwald. Ce sont ainsi 2'500 fonctionnaires islandais qui ont vu leur temps de travail réduit de 40 à 35 heures et de 5 jours à 4 jours. Quelques essais se sont déroulés et se déroulent encore en Suisse. « La majorité des employeurs qui ont introduit ce système sont satisfaits », remarque l’auteur. Ces différents tests font état, pour la plupart, d’une augmentation de la motivation du personnel et une hausse de productivité. Jean-Claude Rennwald remarque d’ailleurs que « les pays où l’on travaille le plus ne sont de loin pas ceux qui ont les meilleures performances économiques ». Tous les essais ne sont toutefois pas des succès. « Il y a eu quelques expériences qui ont mal tourné (…) et le personnel n’a pas voulu jouer le jeu à long terme », reconnait le Jurassien.

Jean-Claude Rennwald : « Mon but premier, c’est de favoriser un débat, une discussion publique sur cette question de la semaine de 4 jours »

La question de l’organisation de la semaine de 4 jours est également abordée. « Il s’agit d’abord de savoir si cette réforme implique ou non une baisse de salaire », explique Jean-Claude Rennwald. Il préconise une solution nuancée : « maintien intégral pour les petits revenus, négociation pour les salaires moyens et aucune compensation pour les hauts salaires ».

La semaine de 4 jours : pour une révolution du temps de Jean-Claude Rennwald est disponible aux Éditions de l’Atelier. L’auteur présentera son ouvrage lors d’une séance de dédicaces le 16 mars à la librairie « La page d’encre » à Delémont, de 9h à 12h. /jad


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